Too Big to Fail?! Lessons from the Financial Crisis

Sebastian C. Moenninghoff Assistant exécutif d’Axel Wieandt (du 1er septembre 2009 au 25 mars 2010) ; assistant de recherche, Chaire de finance, WHU N Otto Beisheim School of Management.
Axel Wieandt Managing Director, Deutsche Bank AG ; ancien CEO, Hypo Real Estate Holding AG (du 13 octobre 2008 au 25 mars 2010) ; professeur honoraire, Chaire de finance, WHU N Otto Beisheim School of Management.


This article examines the emergence and evolution of the “Too-Big-To-Fail” (TBTF) doctrine based on various case studies, identifying moral hazard as the cause for externalities. It examines the role of TBTF within the recent financial crisis with regard to its contribution to and appearance in the crisis. In drawing lessons from the current crisis, a broader concept of systemic relevance is developed building on bank characteristics beyond sheer size. Referred to as “Systemically Important Financial Institutions” by the Financial Stability Board, it is argued that these banks should be regulated rather than downsized or broken up considering the advantages of having large diversified global banks. The article evaluates FSB’s proposed regulatory measures, including capital surcharges, resolution regimes, enhanced supervision and improved core financial infrastructure, and identifies resolution regimes as the most efficient mechanisms to counter TBTF. If designed appropriately, such resolution regimes could convert TBTF into TBDF, or “Too Big for Disorderly Failure”. Finally, the article warns that in reaching a new equilibrium in the financial system, unintended consequences such as concentration, competitive distortion and regulatory arbitrage have to be taken into account.


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Footnotes

Cet article exprime les opinions personnelles des auteurs. Ils tiennent à remercier la rédaction de la Revue d’économie financière pour la traduction française de cet article.

1   Tandis que la FDIC a assumé les coûts de résolution nets, d’aucuns ont soutenu que le volume de garanties accordées aux déposants non garantis et autres créanciers de Continental et de First Republic avait considérablement dépassé les réserves de la FDIC évaluées à l’époque entre 17 Md$ et 18 Md$. Compte tenu du statut d’entreprise d’État de la FDIC et de sa ligne de crédit de trésorerie de 3 Md$, on peut dire que l’argent des contribuables était en péril.

2   Voir : note 1.

3   Le fonds LTCM estimait lui-même à un total de 3 Md$ à 5 Md$ les pertes de ses dix-sept contreparties les plus importantes.

4   Au Japon, plus de 100 Md$ des caisses de l’État ont été utilisés. Dans chacun des pays scandinaves, ces sommes ont été de moins de 10 Md$. Pour les États-Unis, voir : note 1.

5   Le 14 février 2011, l’agence de notation Moody’s a annoncé, à la suite des réformes réglementaires dans divers pays visant à faire porter une partie du coût des sauvetages de banque futurs sur les détenteurs de titres obligataires, une réévaluation de sa manière de tenir compte du support potentiel des gouvernements dans ses notations (Hughes, 2011).

6   En ce qui concerne les « dispositions testamentaires », de nombreuses interrogations relatives à leur conception exacte subsistent. Par exemple, on se demande actuellement si les exigences de capitaux imposées par le pilier 2 doivent être calculées sur la base d’un scénario de continuité de l’exploitation (c’est-à-dire en cas de faillite bancaire, le transfert des actifs vers une « banque poubelle ») ou si un scénario de liquidation s’applique aussi aux dispositions testamentaires.

7   Dans ce contexte, une faible réglementation violant les normes établies au niveau international sur les réglementations minimales pourrait être considérée comme une subvention octroyée par le pays concerné aux sociétés agissant dans ce marché. Contrairement aux subventions à l’exportation octroyées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les coûts de ces « subventions de réglementations » (distorsion financière) pourraient potentiellement être payés en partie par d’autres pays en raison de la contagion financière. Cependant, la définition d’un événement de subvention sanctionné devrait veiller à éviter de restreindre l’innovation financière. En effet, les changements de réglementations postérieurs pourraient influencer négativement la conception et la production de produits financiers.

8   D’après l’Independent Banking Commission, afin de justifier un tel pas, il faudrait que la probabilité et l’impact négatif d’une défaillance des opérations de banque d’investissement au sein d’une banque universelle dépassent leur effet stabilisateur sur la banque dans son ensemble en cas de défaillances des opérations de détail. Aucune affirmation n’est faite pour avancer que c’est le cas.

9   Les options de réforme de l’Independent Banking Commission comprennent le narrow banking, soit la séparation des activités bancaires, afin de protéger les systèmes de paiement et de dépôts des pertes issues des activités de négociation et autres activités annexes des banques. Voir aussi : Turner et al. (2010).


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