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Emerging Countries in the Crisis Aftermath: the Financial Integration Reconsidered?

François-Xavier Bellocq Chef, Division « analyse macroéconomique et risque pays », Agence française de développement (AFD).
Yves Zlotowski Économiste en chef, Coface. Contact : yves.zlotowski@coface.com.


Since 2009, many emerging economies have started to implement capital control measures, a trend which breaks with the financial globalization dynamics that has marked emerging markets since the beginning of the 1990’s. In this article, we first expose the theoretical framework of strategies of integration in financial globalization and the way the financial crisis, which started in the US and in Europe in 2007, has put into question this framework. Then, we analyze the way some emerging markets authorities limit financial integration, the various tools they use corresponding to different needs. The overall efficiency of these measures is difficult to assess. This wave of capital control can be interpreted as a pragmatic approach and the end of an ideology that systematically promotes the opening of financial markets. It also illustrates a deeper trend: in order to protect themselves from the financial crisis and its aftermath, emerging countries may be tempted to adopt non cooperative solutions.


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Footnotes

1   Pour une revue complète de ces modèles, voir : Prasad et al. (2003).

2   Bien avant la crise de 2008, la Banque des règlements internationaux (BRI) avait clairement signalé la montée de vulnérabilités financières de ce type dans les pays d’Europe de l’Est.

3   Le solde de la balance globale est la somme des soldes du compte courant et du compte de capital.

4   Tous les pourcentages d’évolution des indices boursiers sont donnés pour la période allant de septembre 2008 à février 2009 concernant la panique à la suite de la faillite de Lehman Brothers et de mars 2008 à février 2010 pour la période de retour des capitaux.

5   Dans la majorité des pays émergents, le ratio Guidotti-Greenspan, préconisant de maintenir un niveau de réserves couvrant la totalité de la dette externe due à court terme, a été très largement dépassé.

6   La stérilisation des entrées de capitaux consiste à compenser par des actions de politique économique la création monétaire induite par la hausse des réserves de change. Classiquement, la banque centrale « éponge » de la liquidité, par exemple en émettant des titres. Pour celle-ci, le coût de la stérilisation représente la différence entre les taux servis au passif et ceux perçus à l’actif sur les réserves de change placées en règle générale en obligations souveraines des pays industrialisés. En outre, dans une économie ouverte au plan financier, la hausse des taux d’intérêt aura tendance à stimuler les entrées de capitaux étrangers, notamment dans les cas où les taux des pays investisseurs sont inférieurs et restent stables. On considère de ce fait que la stérilisation est inefficace dans un contexte de mobilité totale des capitaux.

7   La taxe de novembre 2009 est la version modifiée de celle introduite en mars 2008 qui était au taux de 1,5 % et qui a ensuite été abolie après la chute de Lehman Brothers.

8   Longueville et Faure (2010) attendent « un resserrement du contrôle des changes souvent discriminatoire et source de corruption qui pourrait s’intensifier (Argentine, Nigeria, Ukraine, Venezuela) ». Anderson et Baweja (2009) indiquent, pour leur part, que les pays dans une situation analogue au Brésil pourraient être tentés par des mesures similaires : ils citent notamment l’Égypte, la Colombie, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Corée du Sud. Ces deux auteurs vont même jusqu’à annoncer une possible « dé-globalisation financière ».

9   Ce point est développé dans Ostry et al. (2010) où un résumé très synthétique des études d’impact est présenté.


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