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Managing the Renminbi since 2005

Guonan Ma Bureau de représentation pour l’Asie et le Pacifique, Banque des règlements internationaux (BRI).
Robert N. McCauley Département monétaire et économique, BRI.


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Footnotes

Les opinions exprimées dans cet article sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de la BRI.Les auteurs remercient Sylvie Amzenberger et Blaise Gadanecz pour leurs commentaires et leurs suggestions, ainsi que Lillie Lam pour son aide dans la recherche.

1   Hu (2010c) explique ainsi le réancrage au dollar : « Aux alentours de la fin de juillet 2008, afin d’aborder la crise financière internationale qui s’aggrave, la Chine a restreint la marge de flottement du taux de change du renminbi et n’a pas dévalué la monnaie comme l’ont fait beaucoup d’autres pays. Cela a beaucoup contribué à la stabilisation de la demande extérieure et aidé à atténuer les effets de la crise financière internationale et à encourager la reprise économique asiatique et mondiale. »

2   « Lorsque les pressions inflationnistes intérieures augmentent, une monnaie nationale plus forte aidera à faire baisser le prix des importations. Le rôle joué par le taux de change dans l’atténuation des pressions inflationnistes d’origine externe est particulièrement important pour un pays comme la Chine qui fait face à une forte demande d’importation de produits de base, due à une dotation en ressources défavorable. » (Hu, 2010b). « L’appréciation du yuan par rapport au dollar pendant cette période (2005-2008) a fait diminuer les prix libellés en renminbis des produits d’importation et a amorti les conséquences de la hausse des prix internationaux des matières premières sur le niveau des prix nationaux, ce qui a directement atténué les pressions inflationnistes intérieures. » (Hu, 2010c).

3   Pour 2006-2010, le panier de devises composant un DTS était constitué de 63 centimes de dollars, 41 centimes d’euros, 18,4 de yen japonais et 9 pences de livre sterling (FMI, 2005).

4   Malheureusement, les problèmes conceptuels et pratiques liés à la mesure du TCER constituent un défi majeur. Les touristes étrangers pourront se contenter de comprendre comment les différences dans la hausse des prix à la consommation altèrent l’impression procurée par les taux nominaux. Un tel calcul est relativement simple et nous pouvons nous appuyer une fois encore sur les TCER calculés par nos collègues de la BRI. Néanmoins, les producteurs en concurrence avec la Chine voudront comparer l’évolution des coûts unitaires de la main-d'œuvre, c’est-à-dire la hausse inflationniste des salaires par rapport à la hausse de la productivité. Dans toute économie, la mesure des salaires et de la productivité dans la fabrication est loin d'être simple. Dans un pays comme la Chine qui connaît des changements structurels rapides et qui pourrait nettement améliorer la mise à disposition par le gouvernement de statistiques concernant à la fois les salaires et la productivité, le défi que constitue la mesure des développements du coût unitaire de la main-d'œuvre est très grand et va au-delà de ce qui est traité dans cet article.

5   Cela a été admis dans le récent contexte bilatéral par Geithner (2011) : « Depuis juin 2010, lorsque les autorités chinoises ont annoncé qu’elles allaient de nouveau s’orienter vers un taux de change plus souple, elles ont permis à la monnaie de ne s’apprécier que de 3 % par rapport au dollar. Cela représente une évolution d’environ 6 % par an en termes nominaux, mais significativement plus rapide en termes réels, car l’inflation en Chine est bien plus forte qu’aux États-Unis. »

6   Nous avons calculé la moyenne pondérée des taux de change bilatéraux réels des États-Unis, de la zone euro, du Japon et du Royaume-Uni en appliquant les coefficients de pondération mois par mois de façon géométrique (comme pour les TCER calculés par la BRI). Les coefficients de pondération du DTS changent tous les mois, principalement car la paire fluctuante dollar/euro agit sur les 63 centimes de dollars et sur les 41 centimes d’euros.


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