Should China Revalue its Currency? Lessons from the Japanese Experience

Claude Meyer Chercheur, Groupe d’économie mondiale (GEM)/Sciences po ; ancien directeur général adjoint, Bank of Tokyo-Mitsubishi (Paris) ; professeur d’économie internationale, Sciences po.


There is a similarity of pattern between the present international pressures for RMB revaluation and those which were exerted on Japan in the ‘80s for the Yen revaluation. This paper aims at clarifying certain issues of the RMB revaluation debate in the light of Japan’s experience. Two lessons may be drawn from this experience. First the massive revaluation of the Yen against the USD after the 1985 Plaza Agreement did not reduce the US trade deficit, as Japan’s competitiveness was due primarily to the technological quality of its products. The second lesson is that the steep and massive revaluation of the Yen had devastating effects on the Japanese economy, which went through the “lost decade” during the ‘90s.

Mutatis mutandis, these lessons may apply today in the case of China. Its currency is indeed undervalued, possibly by 20-25% on a REER basis. However a revaluation of the RMB of such size would not reduce US and European trade deficits as much as expected, because China’s competitiveness is primarily due to its very low cost of labor. Furthermore, the appreciation should be gradual, although sustained, in order to avoid major economic disruptions. But a steady appreciation of the RMB would be in China’s best interest, all the more as it has presently to adjust its model of development.


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Footnotes

1   Pour de plus amples développements sur cette période, voir : Meyer (1996).

2   Le cours moyen USD/JPY est de 238 en 1985, 168 en 1986, 145 en 1987 et 128 en 1988 (source : Fonds monétaire international).

3   De 5 % en janvier 1986 à 2,5 % en février 1987.

4   Par rapport à la fin de 1985, appréciation de 43 % à la fin de 1986 et de 90 % à la fin de 1988.

5   La progression se poursuivra durant les années suivantes (75 Md$ en moyenne) pour atteindre un pic de 92 Md$ en 2006, auxquels s’ajoutent les exportations d’entreprises japonaises délocalisées, notamment en Chine (BEA, 2010).

6   De 17 Md$ en moyenne annuelle de 1981 à 1984 (1,5 % du PIB), les excédents courants passent à 72 Md$ en moyenne de 1985 à 1989 (3,3% du PIB).

7   Dix Premiers ministres se succèdent au cours des années 1990.

8   En 2009, le ratio a même atteint 45 %. La crise a fortement réduit le commerce extérieur des États-Unis et donc leur déficit commercial total, mais les importations de Chine sont restées soutenues (227 Md$).

9   En août 2010, la SAFE (State Administration of Foreign Exchange) a cependant annoncé un assouplissement. Dans le cadre d’une expérimentation d’un an à partir d’octobre 2010, une soixantaine d’exportateurs de Pékin, du Guangdong, du Shandong et du Jiangsu peuvent conserver à l’étranger une partie de leurs recettes en devises.

10   « À la suite de l’autorisation du Conseil d’État le 21 juillet 1985, la Chine est passée à un régime de flottement géré par rapport à un panier de devises et fondé sur l’offre et la demande. Désormais, le renminbi ne sera plus arrimé au dollar, mais le taux de change sera déterminé par rapport à un panier de certaines grandes devises. » (discours du gouverneur Zhou Xiaochuan lors de l’inauguration du siège de la PBoC à Shanghai le 10 août 2005 ; traduction de l’anglais).

11   Dans le discours précité, le gouverneur Zhou Xiaochuan mentionne comme devises principales, le dollar, l’euro, le yen et le won coréen et comme devises secondaires, la livre sterling, le baht thaïlandais, le rouble et les dollars australien, canadien et singapourien.

12   L’appréciation contre dollar a été de 3,4 % de juin à décembre 2010. L’appréciation contre euro a été de 10,9 % pour l’ensemble de l’année.

13   Voir : US Treasury Department (2005). Le FMI est moins explicite (FMI, 2007).

14   Source : calculs du TCER de la BRI (Banque des règlements internationaux) avec une pondération de 26 % pour le Japon, 20 % pour les États-Unis, 18 % pour la zone euro, 6 % pour la Corée du Sud et 5 % pour Taiwan. Par rapport à juillet 2005, le TCER du renminbi s’est apprécié de 21 %, tandis que celui du dollar s’est déprécié de 14 %.

15   La Chine représentait 67 % du déficit américain avec l’Asie en 2008, contre 13 % en 1990, mais il est rarement rappelé que sur la même période, la part de l’Asie dans le déficit total américain a fortement diminué, passant de 64 % à 48 %.

16   Notamment à Hong Kong où le marché offshore du renminbi se développe rapidement depuis deux ans (dépôts, crédits commerciaux, émissions d’obligations et, prochainement, d’actions).


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