The Crisis: What Will Be its Lasting Consequences on Growth, Labour and Public Finances?

Étienne Debauche Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Éric Dubois Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Pierre Leblanc Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).


A review of the past financial crises suggests that the 2008-2009 crisis could lead to a durable loss of activity. In the main scenario, the French economy might suffer a permanent loss of 7 points of GDP compared to the pre-crisis trend. The weakness of productivity is one of the mechanisms that could account for this permanent loss. This loss of productivity is related to the unexpectedly good performance of the French labour market during the crisis, regarding the loss of activity. The crisis has also accelerated the old tendency of debt increase the French economy has been facing for 30 years. At this point, the debt level becomes problematic.


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Footnotes

1   L’économie doit présenter dans ce cas pendant quelques années un taux de croissance moyen supérieur à celui d’avant-crise pour parvenir à effacer les pertes en niveau.

2   À titre de comparaison, les évaluations sont aussi parfois conduites sur les crises monétaires. Dans ce cas, les pertes de PIB enregistrées sont en moyenne nettement moins importantes.

3   Celle-ci contient quatre retards de la variable endogène.

4   Les estimations centrales sont conduites à l’aide des séries de PIB potentiel calculées par l’OCDE grâce à une méthode de type fonction de production. Pour tester la robustesse de leurs résultats, les auteurs reproduisent leurs estimations sur des séries de PIB potentiel, calculées à partir d’un filtre de type Hodrick-Prescott.

5   Selon les pays, cette période de référence a pu être ajustée. Afin de tester la robustesse de leurs résultats, les auteurs conduisent également des évaluations avec d’autres fenêtres pour évaluer la tendance d’avant-crise.

6   Ainsi, par exemple, l’impôt sur les sociétés avait reculé, hors effet du plan de relance, de 38 % en 2009 (source : Insee, L’économie française, édition 2010), une baisse sans commune mesure avec celle de l’activité (–2,7 % pour le PIB).

7   Si l’on considère que la crise entraîne une perte de PIB d’environ 7 points par rapport à sa tendance antérieure, alors cette perte d’activité implique, toutes choses égales par ailleurs, un passage du ratio de dépenses publiques au PIB de 52,4 % à 56,3 % (= 52,4/0,93), soit quasiment le ratio observé en 2010. Il ne faut pas accorder trop d’importance à la concordance quasi exacte entre ces deux chiffres car de nombreux facteurs exceptionnels (reliquat du plan de relance, surcroît de dépenses militaires, baisse historique des dépenses d’investissement des collectivités locales, niveau historiquement bas des taux d’intérêt…) se sont ajoutés à la tendance. Mais cette concordance atteste malgré tout de la justesse des ordres de grandeur présentés ici.


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