Sovereign Funds and the Big French Companies

Thibaut Sartre Directeur de la stratégie financière, de l’immobilier et de la modernisation, Centre national de la recherche scientifique (CNRS).


The appearance of sovereign funds in the French economy – though still small – must be considered as a positive fact. The main concern should be the risk of a lack of their interest in the investment opportunities of the French economy rather than that of a massive inflow of funds.

The big French companies own major assets to attract them and have them associated to their growth. On the whole, the attractiveness strategy to implement must rely first on the main economic agents but also on a sound politico economic diplomacy targeting these funds. Another important point is trying to have a French influence in these funds’ management teams.


Download PDF Format


Footnotes

Cet article est issu d’un rapport d’enquête réalisé sous la direction de Jean-François Théodore par l’Institut de l’entreprise, entre mai 2010 et août 2010, auprès de nombreux représentants des grandes entreprises françaises et d’autres acteurs du monde économique et financier. Il a été publié en février 2011.

1   De nombreux fonds, en réalisant de la gestion « indicielle », détiennent indirectement des parts marginales d’entreprises françaises à travers la détention d’OPCVM répliquant la performance des grands indices boursiers européens.

2   On peut noter en particulier : l’intervention du président de la République à Ryad le 14 janvier 2008 déclarant que « la France [était] ouverte aux fonds souverains », après avoir tenu quelques mois auparavant des propos moins encourageants à leur endroit ; ou encore les rapports parlementaires du sénateur Jean Arthuis (2007), du député Daniel Garrigue (2008) ou des députés Jean-Michel Fourgous et Olivier Dassault (2009). En 2008, la ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a demandé à Alain Demarolle (2008), inspecteur général des finances, d’établir un rapport sur les fonds souverains.

3   La valeur estimée des actifs du Government Pension Fund norvégien est estimée à 474 Md$ à la fin de 2009, ce qui le placerait au deuxième rang des fonds souverains les plus importants après le fonds ADIA d’Abou Dhabi.

4   Le taux de rotation rapporte le montant annuel des mouvements de capitaux à la valeur totale des actifs du portefeuille. Il serait de 38,2 % pour les fonds souverains, 108,9 % pour les fonds de pension et 42,2 % pour les hedge funds.

5   Données FFSA 2009. Selon Lekehal, Durant et Guérin (2009), la part de 9,1 % d’actions dans les placements des assureurs français en 2008 se décompose en 5,3 % d’actions françaises, 2,7 % d’actions européennes et 1,1 % d’actions du reste du monde.

6   À titre d’exemple, chaque année, environ 20 % des articles du Code général des impôts sont modifiés.

7   Il s’agirait du plus ancien investissement d’un fonds souverain dans l’économie européenne, cette participation ayant été acquise en 1974.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+