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The Regulation of the Finance-Industry Relations: Responsible or Reasonable Capitalism?

Véronique Dutraive Triangle, université Lumière Lyon 2.
Valérie Revest Université Lyon 2, TRIANGLE ; chercheur associé, CEPN. Contact : valerie.revest@univ-lyon2.fr.


Following the excess of financial capitalism, the SRC (social responsibility of the company) would represent a potential mode of regulation for a “responsible capitalism”. Our article aims at discussing this thesis from the analyses of J.R. Commons, who proposed a model of regulation of the “banker capitalism” at the end of the xixth century and the beginning of the xxth century in the United States. This model called “reasonable capitalism” articulates the industrial and financial dimensions through the joint consideration of Law and ethics. The “reasonable capitalism” can be thought as a model of elaboration of economic institutions based on a process of collective bargaining between actors where public authorities play a role of arbitration. We will show to which extend the notion of “reasonable capitalism” is preferable to the SRC’s approach.


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Footnotes

1   Les études historiques conduites par Lazonick et O’Sullivan au début des années 2000 aux États-Unis et en Europe illustrent parfaitement ce cheminement.

2   Parallèlement, des études empiriques récentes réalisées en Europe tendent à montrer que les jeunes entreprises innovantes se financent en priorité de manière interne, partiellement à cause d’un rationnement du crédit (Freel, 2007 ; Scellato et Ughetto, 2010). S’agissant des marchés financiers de croissance, leur rôle demeure relativement modeste (Bottazi et Da Rin, 2002 ; Lazonick, 2007 ; Revest et Sapio, 2010).

3   Les opérations de LBO ont été fortement critiquées par certains pour leur impact négatif sur l’entreprise rachetée (réduction d’effectif, appauvrissement des capacités productives...), ou encore pour ne profiter qu’à une petite élite (Froud et Williams, 2007).

4   La RSE se développe dans un contexte de mondialisation et de déréglementation de l’activité économique vis-à-vis duquel États et salariés ont du mal à faire respecter des standards sociaux et environnementaux définis par les États eux-mêmes ou par les organisations internationales.

5   Autres questionnements corollaires : lorsque le contrôle est dissocié de la propriété (comme dans le cas des relations de sous-traitance), le périmètre de la responsabilité est-il assimilable au périmètre de la firme ? (Boudier et Bensebaa, 2008).

6   Les politiques « actives » de lutte contre le chômage constituent une illustration très éclairante de la place du principe de responsabilité dans les nouveaux dispositifs selon lesquels, désormais, les allocations chômages ne sont plus allouées sans contreparties et au nom du principe de solidarité, mais en « échange » de certains engagements, établissant ainsi le principe d’un « chômeur responsable ».

7   Les relations entre ISR et RSE présentent en réalité des ambiguïtés (Revest, 2010).

8   En France, la création de l’agence Arese de notation extra-financière a joué un rôle moteur dans l’émergence du marché des ISR (Gond et Leca, 2004).


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