Financial Structures of Central Banks in the Context of Unconventional Measures of Monetary Policy

Ibrahima Soumare Chercheur associé, CARE (Centre d’analyse et de recherche en économie), université de Rouen.


This paper examines the financial structure of central banks in the context of unconventional monetary policy. It highlights the responses made during the financial crisis of 2007 to 2010. It examines the impact of these exceptional policies in the balance sheets of central banks. These have used various unconventional measures of monetary policy leading to changes and increases of the size of their balance sheets. Pursuing the increase of monetary assets and the control of long-term interest rates, central banks acquired relatively illiquid assets such as long-term government bonds subject to a risk of rate. Quantitative easing policy is able to be effective only if investors believe that monetary authorities will maintain it. But when long rates begin to rise, continuing monetary easing could expose a central bank to a risk of loss in capital on its potential detention of national debts.


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Footnotes

1   Lorsqu’une banque centrale achète des actifs, elle crée de la monnaie de banque centrale. Elle peut encaisser des profits en vendant les actifs si le prix de vente excède le prix d’achat. Toutefois, l’effet contraire peut se réaliser, surtout lorsqu’elle détient des actifs dont les rendements peuvent varier, comme les obligations d’État qui peuvent subir une variation de taux d’intérêt ; il en est de même pour les actifs étrangers.

2   Chaque année, le capital des banques centrales est augmenté ou diminué par le montant des bénéfices non distribués (retained earnings) ou des pertes. Les bénéfices non distribués sont égaux aux profits moins les dividendes payés au gouvernement et/ou aux actionnaires.

3   Ici, il faut noter que les pertes peuvent également provenir d’une large détention de titres dont les prix ou les taux d’intérêt peuvent varier. Par exemple, si la banque centrale achète des obligations dans l’objectif d’influer sur les taux longs à la baisse, au moment où elle décide de revendre ces titres et s’il y a variation des taux d’intérêt, elle peut subir une perte liée à la hausse des taux.

4   Le taux d’intérêt nominal est la somme du taux réel et des anticipations d’inflation, l’existence d’un taux nominal négatif suppose que le taux réel soit négatif et également supérieur en valeur absolue à la cible d’inflation. L’inconvénient se présente dès lors que l’on est en phase de situation déflationniste, le taux réel ne peut qu’augmenter, ce qui limite la baisse des taux nominaux à zéro.

5   Les réserves de change permettent à une banque centrale d’intervenir, notamment pendant des crises financières, pour garantir à terme la convertibilité de sa monnaie et en cas de difficultés d’accès aux marchés de capitaux. Ainsi, les interventions sur les marchés des changes peuvent être une façon d’induire de fortes modifications de la taille et de la composition du bilan de la banque centrale. Ce cas concerne plus les économies émergentes que les économies développées.

6   L’avantage de cette méthode est que la banque centrale ne subit pas de perte en capital lorsqu’elle maintient son taux directeur à un niveau proche de zéro. Puisque les taux courts futurs anticipés dépendent de la variation des taux courts courants, le flottement des taux reste à un niveau où la banque centrale ne réalise pas de pertes sur les obligations qu’elle détient.

7   Aglietta et De Boissieu (1999) ont montré que le rôle de prêteur en dernier ressort est un acte de souveraineté qui n’est crédible que si les moyens disponibles sont potentiellement illimités, c’est-à-dire non prédéterminés par des montants préalables ou empruntables instantanément. L’élasticité de la monnaie dans ce cas doit être infinie.


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