A Hundred and Fifty Years of Securities Transactions by US Commercial Banks

Michel Boutillier * Professeur des Universités, EconomiX, Université Paris Nanterre. Contact : mic.bou@orange.fr.
Nathalie Lévy EconomiX et université de Tours.
Valérie Oheix EconomiX, université Paris Ouest Nanterre La Défense et CNRS.


At the origin of this research, is the conviction that securities transactions performed by banks must not be perceived as a more or less recent innovation but as a permanent feature of banks’ activity emphasizing the unity of the financial system. We first put in perspective the theoretical works on the financial intermediation and the role of banks in the mechanisms of financing. We then describe the main stages of the American national banking system; since its creation in 1863, statutory evolutions have affected both the system and banking practices on securities transactions. We thus analyze the securities transactions for own account of the US commercial banks since 1863 through the transformations of their balance sheet assets. We conclude on the durability of the securities activity of banks but also on its high flexibility.


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Footnotes

1   Cette faiblesse relative doit être nuancée par l’analyse de l’interpénétration des activités monétaires et non monétaires, qui montre que les banques ont largement été à l’origine de l’essor des activités non monétaires soit à travers le contrôle des OPCVM et la mise en place de stratégies de bancassurance en Europe, soit par le développement des techniques de titrisation aux États-Unis (Boutillier, Lévy et Oheix, 2007). Concernant l’évolution récente de l’activité bancaire américaine, voir aussi : Samolyk (2004).

2   L’activité titres pour compte de tiers, uniquement en tant que trustee, sera également examinée à la suite de ce travail.

3   C’est parce que nous ne pouvons pas constituer une telle information pour la période antérieure que nous ne faisons pas débuter notre étude plus tôt. Le lecteur intéressé par une période plus précoce pourra encore se reporter utilement à Sylla (1998).

4   Pour une analyse détaillée de l’histoire monétaire des États-Unis depuis la fin du xixe siècle, voir : Friedman et Schwartz (1963).

5   Les questions monétaires et bancaires et les solutions apportées par le Federal Reserve Act de 1913 sont présentées avec détail dans House Committee on Banking and Currency (1913).

6   C’est dans les années 1920 que le nombre d’établissements bancaires a atteint le point culminant de son histoire : plus de 30 000 banques en 1920, quasiment trois fois plus qu’en 1900.

7   Les banques commerciales sont celles dont l’activité concerne exclusivement la collecte des dépôts et l’octroi de crédits à des fins commerciales.

8   Le contexte politique et l’influence des lobbies financiers qui ont pesé sur la réforme sont examinés par Rothbard (2002). Le débat entre partisans et opposants de l’introduction de l’assurance fédérale des dépôts et de la création de la FDIC est également l’objet d’une analyse approfondie par Calomiris et White (1994).

9   Lorsque la législation des États l’autorise, le GSA de 1933 permet aux banques nationales d’ouvrir des succursales hors frontières étatiques.

10   Il s’agit des titres suivants : municipal revenue bonds, mortgage-related securities, consumer receivable-related securities et commercial papers. Les revenus issus des activités sur ces catégories de titres ne devaient pas excéder 5 % du revenu des filiales. Ce pourcentage a été augmenté à 10 % en 1989, pour atteindre 25 % en 1997. Du fait de ces limitations de revenus, seules les plus grosses holdings bancaires étaient en mesure de posséder des banques d’investissement.

11   Pour une analyse détaillée de l’évolution de la législation bancaire américaine et du concept de broad banking, voir : Barth, Brumbaugh et Wilcox (2000).

12   Nous n’avons pas de chiffrage précis pour la série portant sur les banques commerciales et tirée des FOF sur toute la période, mais les données collectées pour 1980 et 1998 indiquent que le nombre de banques nationales et d’État incluses dans la série des FOF correspond au nombre de banques FDIC sur la même période. Les trois autres composantes incluses dans la série FOF (cf. tableau 2 supra) semblent marginales en nombret: une quarantaine de banques pour la quatrième composante à la fin des années 1990.

13   On rapporte la valeur nominale des actifs bancaires totaux au PIB. On a également calculé l’évolution de l’actif bancaire en dollars constants qui indique une croissance exponentielle à partir des années 1950 qui s’accentue encore depuis 1970.

14   Ce système de financement monétaire du Trésor est analogue au « circuit du Trésor » qu’a connu la France durant les mêmes années.


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