The New Regulation of Swaps: A Lost Opportunity

Jean-Paul Pollin LEO, université d'Orléans. Contact : jean-paul.pollin@univ-orleans.fr.
Esther Jeffers ** CRIISEA, Université de Picardie Jules Verne. Contact : esther.jeffers@u-picardie.fr.


On a world scale, financial deregulation played a major role. In the US in particular, it is probably the banking sector that has undergone the deepest transformations. Between 1980 and 1991, Congress passed five major laws, taking other legal measures as well, all of which aimed at deregulating the banking sector. The process finally culminated few years later in the repeal of the Glass-Steagall Act. This article analyses the impact of deregulation on banking activities in the US from the eighties up to the 2007 crisis.


Download PDF Format


Footnotes

1   Les cinq lois sont :1980 : Depository Institutions Deregulation and Monetary Act ;1982 : Garn-St Germain Depository Institutions Act ;1987 : Competitive Equality Banking Act ;1989 : Financial Institutions Reform and Recovery Act ;1991 : Federal Deposit Insurance Corporation Improvement Act.

2   Le Glass-Steagall Act interdit à un même établissement de recevoir des dépôts, exclusivité des banques commerciales, et d’avoir des activités sur les marchés de capitaux, activités réservées aux banques d’investissement.

3   Voir dans ce même numéro de la REF : l’article de Dominique Lacoue-Labarthe intitulé « L’invention du régulateur bancaire dans les années 1930 aux États-Unis ».

4   Voir aussi dans ce même numéro : l’article de Tobias Adrian et al. intitulé « Shadow banking ».

5   Ces deux compartiments avaient déjà une longue existence, mais vont connaître un développement extrêmement important à partir des années 1970. À la suite de la faillite de la Penn Central Transportation Company, la Fed a massivement accordé des prêts aux banques, les encourageant à fournir des liquidités aux emprunteurs qui avaient émis du commercial paper. Ces derniers ont pu par la suite négocier des lignes de crédit auprès des banques pour se prémunir contre les futures crises de financement. Cela a contribué à donner au commercial paper l’image d’un investissement sûr aux yeux des investisseurs et à en faire l’un des principaux marchés pour le refinancement à court terme des entreprises et des banques. Les MMMF étant de gros acheteurs de commercial papers, ce segment est passé de 128 Md$ en 1980 à 1 600 Md$ en 2000. Les commercial papers adossés à des actifs (ABCP – asset-backed commercial papers) représentent près de la moitié du marché des commercial papers (46 %). Le compartiment des repos a lui aussi permis aux banques d’investissement d’emprunter moins cher et a connu une croissance importante.

6   Brooker (2010) indique : « On another wall hangs a hunk of wood – at least 4 feet wide – etched with his portrait and the words “The Shatterer of Glass-Steagall”. The memento is a reference to the repeal in 1999 of Depression-era legislation ; the repeal overturned core financial regulation, allowed for the creation of Citi and helped feed the Wall Street boom. » Cette citation peut être traduite par : « Sur un autre mur est accroché un gros morceau de bois – d’au moins 1,30 m de large – gravé avec son portrait et la mention suivante “Celui qui a fait voler en éclat le Glass-Steagall”. Ce souvenir se réfère à l’abrogation en 1999 de la législation datant de la période de la Grande Dépression. »

7   Yingling (1999) souligne : « Because we had knocked so many holes in the walls separating commercial and investment banking and insurance, we were able to aggressively enter their business – in some cases more aggressively than they could enter ours. So first the securities industry, then the insurance companies and finally the agents came over and said let’s negociate a deal and work together. » Cette citation peut être traduite par : « Parce que nous avions tellement ouvert de brèches dans les murs qui séparaient les banques commerciales des banques d’investissement et des assurances, nous avons pu pénétrer leurs activités avec agressivité – dans certains cas avec plus d’agressivité qu’ils ne pouvaient pénétrer les nôtres. Donc, d’abord l’industrie des titres, ensuite les compagnies d’assurances et finalement les agents sont venus nous demander de négocier un deal et de travailler ensemble. »

8   Arthur Levitt, interview par la FCIC, 1er octobre 2010.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+