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Financial Architecture, Systemic Risk and Universal Banking in the United States

Anthony Saunders Stern School of Business, New York University.
Ingo Walter Stern School of Business, New York University.


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Footnotes

1   Voir, par exemple : Gande et al. (1997), Gande, Puri et Saunders (1999), Puri (1994) et Puri (1996).

2   La faillite de la Continental Illinois Bank and Trust Company en 1984 fait figure d’exception. Elle a conduit à sa dissolution par la Fed et à la mise en place d’un plan de sauvetage de 4,5 Md$ par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), ruinant ses actionnaires, entraînant le remplacement de ses dirigeants et conduisant finalement à son acquisition par la Bank of America. Néanmoins, ce sauvetage a réussi à prévenir toute contamination du système bancaire dans son ensemble. Le rôle qu’a joué la Fed dans la dissolution de LTCM (Long Term Capital Management) en 1998 est sans doute une autre exception. Elle a été amenée à organiser le renflouement et la liquidation de LTCM par un groupe de banques commerciales offrant des services de courtage privilégiés, clientes du fonds, dans le but de maîtriser un éventuel impact systémique sur les marchés financiers. L’intervention de la Fed a eu lieu en dépit de l’existence d’une offre commerciale de restructuration du fonds, formulée lors d’une transaction privée menée par Warren Buffet.

3   Ainsi, la déréglementation de 1999 n’a pas supprimé les restrictions faites aux banques conformément au Bank Holding Company Act (BHC) de 1956, qui a interdit aux institutions financières de détenir des sociétés non financières. À l’inverse, il a défendu aux sociétés évoluant en dehors du secteur bancaire de se livrer à des activités de collecte de fonds et de prêt aux entreprises. De nombreuses sociétés non financières telles que General Electric et BMW ont ainsi été incitées à créer des banques industrielles (industrial loan corporations – ILC), pour la plupart établies dans l’Utah. Cela leur a permis de collecter des dépôts couverts par la FDIC et de consentir des prêts aux entreprises en dépit de l’interdiction prévue par le BHC. Ce dernier a également permis aux sociétés de Bourse et aux pôles d’investissement des conglomérats financiers de créer des banques industrielles couvertes par la FDIC, afin qu’elles proposent à leurs clients des comptes à nivelage régulier. Enfin, un plafond de 10 % sur l’ensemble des dépôts américains enregistrés par toute société de holding bancaire individuelle a également été maintenu, même si les conglomérats financiers les plus importants ont rapidement fait pression pour que ce plafond soit levé.

4   Ce débat est similaire à celui associé à Fannie Mae et Freddie Mac aux États-Unis, deux entreprises parrainées par le gouvernement qui ont petit à petit gagné du terrain sur le crédit hypothécaire du secteur privé pour obtenir des positions dominantes sur le marché, basées sur une dette implicitement garantie par le gouvernement, ce qui leur a valu une note AAA de la dette. En l’occurrence, la garantie implicite des deux IFIS toxiques est devenue une réalité pendant la crise de 2007-2009, sans qu’aucune solution structurelle ne soit disponible.

5   Déterminer le moment précis où une institution financière devient systémique soulève quelques problèmes épineux. Citicorp était déjà la plus grosse société de holding bancaire aux États-Unis avant sa fusion avec Travelers en 1998. Ainsi, les avantages procurés par un sauvetage, comme le fait de se développer ou de devenir plus complexe, peuvent être insignifiants si la société sauvée bénéficie déjà du statut d’IFIS.

6   Les praticiens (Ackermann, 2009) soutiennent que forcer une évolution structurelle dans les sociétés financières systémiques serait mauvais pour la répartition internationale du capital et du risque et que des mécanismes nouveaux devront être découverts pour préserver autant d’efficience et d’innovation que possible dans les flux financiers transfrontières.

7   Paul Volcker, ancien président de la Fed et sans doute l’observateur le plus avisé et respecté du système financier américain, a constaté dans un discours d’avril 2008 que : « La crise financière actuelle est l’apogée, si mon calcul est bon, des cinq derniers effondrements d’importance systémique des vingt-cinq dernières années – en moyenne un tous les cinq ans. C’est un avertissement suffisant que quelque chose d’élémentaire ne va pas. (...) Pour dire les choses simplement, le nouveau système financier flambant neuf N en dépit de tous ses participants talentueux et de tous ses avantages incontestables – a échoué au test du marché. (...) Un système financier manifestement fragile produisant une richesse inimaginable pour certains, tout en étant susceptible d’entraîner à tout moment l’effondrement en cascade du système dans son ensemble, a besoin d'être réparé et réformé. » (Paul Volcker, remarques à une réunion de l’Economic Club of New York, 28 avril 2008 ; transcription disponible sur le site : http://econclubny.org/files/Transcript_Volcker_April_2008.pdf ).


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