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US Banks after the Financial Crisis: Forced to Adapt

Céline Choulet * Économiste, équipe d'économie bancaire, BNP Paribas. Contact : celine.choulet@bnpparibas.com.
Laurent Quignon ** Responsable de l'équipe d'économie bancaire, BNP Paribas. Contact : laurent.quignon@bnpparibas.com.


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Footnotes

1   Notre échantillon est constitué des six premiers groupes bancaires américains en termes de capital tier 1 et de taille de bilan (JP Morgan, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Morgan Stanley, Goldman Sachs). Stable entre les exercices 2009 et 2011, il a fait l’objet de retraitements au titre des exercices précédents visant à corriger les effets de périmètre (acquisitions de Wachovia par Wells Fargo, de Bear Stearns et Washington Mutual par JP Morgan en 2008 et de Merril Lynch par Bank of America en 2009).

2   Les autres revenus désignent l’ensemble des composantes du PNB hors intérêts. Ils comprennent notamment les commissions et les gains nets sur instruments financiers.

3   La progression des actifs bancaires en 2008 tient, dans une large mesure, à l’élargissement, au 30 septembre, du champ des statistiques des banques commerciales élaborées par le FDIC aux banques d’investissement Goldman Sachs et Morgan Stanley.

4   Selon le FDIC, 86,2 % de l’accroissement des prêts interbancaires de l’ensemble des institutions qui lui étaient affiliées, relevaient, au premier trimestre 2011, d’opérations avec des banques étrangères. Voir le site : www2.fdic.gov/qbp/2011mar/qbpall.html.

5   Revenus nets d’intérêts annualisés des neuf premiers mois de 2011/revenus nets d’intérêts de 2010.

6   Institutions financières non bancaires considérées comme systémiques par le FSOC selon un ensemble de critères et placées de ce fait sous la supervision de la Fed. Pour le moment, aucun établissement n’a fait l’objet d’une telle désignation.

7   En vertu de l’amendement Collins, les BHC et les savings and loan holding companies doivent respecter un ratio de capital tier 1 supérieur à 4 %, un ratio de capital total supérieur à 8 % et un ratio d’endettement tier 1 supérieur à 4 %.

8   Le capital tier 1 common exclut du capital tier 1 les obligations préférentielles perpétuelles ou obligatoirement convertibles, les intérêts minoritaires dans les filiales et les trust-preferred securities.

9   Le ratio tier 1 common moyen de notre échantillon de grandes banques atteignait 11 % à la fin de 2011.

10   En plus des six grandes banques composant notre échantillon figurent sur la liste des G-SIB la Bank of New York Mellon et State Street.

11   Les GSE, mises en place à partir des années 1930, constituent l’un des socles de la politique du logement. Initialement, leur création visait à faciliter l’accès à la propriété et à stabiliser le marché immobilier. Ces agences achètent et titrisent des prêts immobiliers. Les créances qu’elles émettent sont cédées à des investisseurs, assorties d’une garantie de l’État fédéral contre le défaut sur le prêt sous-jacent. Le statut d’entreprise privée de Fannie Mae et Freddie Mac s’est révélé être conflictuel avec leur mission de service public. Le soutien fédéral implicite dont elles bénéficiaient (associé à une fiscalité plus avantageuse, des exigences en capital plus faibles, une moindre supervision) a encouragé leur position dominante sur le marché secondaire (en proposant des garanties à des prix plus faibles) aux côtés de Ginnie Mae (entièrement détenue par l’État américain dès sa création en 1968). À partir de 2004, alors que les prêts immobiliers à risque (Alt-A et subprimes) se développaient rapidement dans la sphère privée, les deux GSE ont assoupli leurs exigences sur les prêts qu’elles garantissaient afin de reconquérir des parts de marché, dégradant ainsi significativement la qualité de leur portefeuille d’actifs. L’éclatement de la bulle a entraîné des pertes considérables pour ces deux GSE, qui ont nécessité leur mise sous tutelle et l’injection de 169 Md$ (entre septembre 2008 et la fin d’octobre 2011).

12   Elle transiterait par une augmentation du prix des garanties, un relèvement de l’apport initial exigé (à 10 %), la baisse du montant maximal des prêts garantis (à 417 000 dollars), ou encore la réduction de leur portefeuille d’investissement. La transition se heurte toutefois à nombre d’écueils (la taille de bilan des GSE dépasse 6 000 Md$ ; les conditions sur le marché immobilier demeurent fortement dégradées pour plus d’un ménage sur cinq, le capital restant dû excède la valeur de leur logement). Aussi, afin de limiter les défauts et les saisies, l’administration a assoupli, pour 2012 et 2013, les conditions d’éligibilité au programme de refinancement des prêts immobiliers (le Home Affordable Refinance Program – HARP – mis en place en 2009) (suppression du plafond loan-to-value de 125 % pour les prêts à taux fixes et de l’obligation de contracter une assurance privée).


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