Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Shadow Banking

Tobias Adrian Federal Reserve Bank of New York.
Adam Ashcraft Federal Reserve Bank of New York.
Hayley Boesky Federal Reserve Bank of New York.
Zoltan Pozsar Federal Reserve Bank of New York.


Download PDF Format


Footnotes

Les opinions exprimées dans cet article sont celles des auteurs et ne constituent pas celles de la Federal Reserve Bank of New York ou du Federal Reserve System. Auteur correspondant : Tobias Adrian, tobias.adrian@ny.frb.org.Pour des raisons techniques, toutes les annexes (cartes et graphiques) ne peuvent être reproduites dans la revue. Elles sont disponibles sur simple demande à l’adresse : ref.aef@club-internet.fr , ou sur le site : www.newyorkfed.org/research/staff_reports/sr458.html.

1   Il existe une importante littérature sur les paniques bancaires, modélisées comme des équilibres multiples, notamment par Diamond et Dybvig (1983). Morris et Shin (2004) ont établi un modèle de la fragilité du financement avec un équilibre unique dans un cadre de forte demande. Martin, Skeie et Von Thadden (2011) proposent une théorie des paniques dans les marchés des repos.

2   L’analyse de l’assurance des dépôts a été étudiée et formalisée par Merton (1977) et Merton et Bodie (1993).

3   Les institutions de dépôt comprennent les banques de dépôt, les caisses d’épargne, les unions de crédit, les banques d’épargne fédérales et les ILC, qui bénéficient de l’accès aux garanties de dépôt comme la FDIC et l’accès aux aides ponctuelles en liquidités du guichet de l’escompte. Les compagnies d’assurances bénéficient des garanties des associations de garantie des États. Les régimes des pensions individuelles définies sont assurés auprès de la Pension Benefit Guaranty Corporation (PBGC), les retraites publiques disposent d’une garantie implicite de la part des administrations communales, des États ou de l’administration fédérale. La SBA, le département de l’éducation et l’administration fédérale du logement ont tous des programmes qui apportent des garanties officielles aux financements privés.

4   Le graphique 1 utilise le Flow of Funds Accounts des États-Unis. Les engagements conventionnels se rapportent aux Total Liabilities of Commercial Banking, soit la ligne 19 du tableau L109, qui regroupe les banques commerciales américaines agréées, les représentations des banques étrangères aux États-Unis, les sociétés de holding bancaires et les banques dans les territoires associés aux États-Unis. Les engagements des shadow banks représentent la somme de l’Open Market Paper selon la ligne 1 du tableau L208, des overnight repos de la Federal Reserve Bank of New York, des prêts sur titres nets de la ligne 20 du tableau L130, des engagements totaux des GSE de la ligne 21 du tableau L124, de l’encours total des titres des GSE de la ligne 6 du tableau L125, du total des engagements des émetteurs d’ABS de la ligne 11 du tableau L126 et du total des encours des MMMF de la ligne 13 du tableau L121.

5   Voir : Eichner, Kohn et Palumbo (2010) sur les limitations statistiques des flux financiers dans la détection des déséquilibres qui s’accumulaient avant la crise financière.

6   Adrian et Shin (2010b) et Brunnermeier (2009) présentent des aperçus complémentaires du système financier à la lumière de la crise financière.

7   Les prêts hypothécaires non conformes sont ceux que Freddie Mac et Fannie Mae ne peuvent acheter.

8   Pour des raisons techniques, toutes les annexes (cartes et graphiques) ne peuvent être reproduites dans la revue. Elles sont disponibles sur simple demande à l’adresse : ref.aef@club-internet.fr , ou sur le site www.newyorkfed.org/research/staff_reports/sr458.html.

9   Un peu comme les SIV, toutes les dettes et garanties des GSE sont hors-bilan du gouvernement fédéral. Aucune provision n’est constituée en regard des besoins en capitaux ou des risques de bilan et les GSE ne font pas partie du budget fédéral. Leur nature de hors-bilan est la même que celle des SIV sponsorisés par les banques et les conduits d’arbitrage sur titres qui ont dû être secourus par leurs banques d’origine. Les GSE sont les shadow banks hors-bilan du gouvernement fédéral.

10   Par construction, les GSE ne peuvent pas émettre de prêts. Elles créent un marché secondaire pour les hypothèques afin de faciliter le financement de celles-ci.

11   Il faut noter que Fannie Mae et Freddie Mac avaient une forme de garantie explicite du Trésor américain sous la forme de lignes de crédit, avant leur activité de dépositaire octroyée en 2008. Cependant, ces garanties de liquidité sont très petites par rapport à la taille de leurs bilans.

12   Les sociétés financières captives sont des sociétés qui sont détenues par des sociétés non financières. Elles sont généralement filiales d’une société industrielle, mais peuvent aussi être filiales d’une société de construction immobilière, par exemple. Elles servent à fournir un service de financement facilitant la vente des produits de leur société mère. Certaines d’entre elles sont uniques en ce qu’elles ne financent pas seulement la vente des produits de la société mère, mais aussi toute une gamme de prêts auxquels il est difficile, voire impossible, pour les banques de s’intéresser. Elles bénéficient souvent de la notation élevée de leur société mère, ce qui leur donne accès à des financements non garantis à des conditions compétitives. Les sociétés financières indépendantes, comme leur nom l’indique, ne sont pas des filiales d’autres entités.

13   On peut dire que l’intermédiation du crédit par les spécialistes indépendants est une victime collatérale de l’effondrement des originateurs de prêts hypothécaires subprimes indépendants et de la titrisation des prêts subprimes.

14   Les CDS ont également été utilisés pour couvrir l’exposition aux risques de stockage et de contrepartie. Par exemple, une maison de courtage ayant une forte exposition à des MBS subprimes qui sont entreposés pour un CDO d’ABS en construction peut acheter un CDS pour protéger son stock de MBS. De même, elle peut aussi acheter une protection (une couverture de contrepartie) à un hedge fund de crédit ou une CDPC (credit derivative products company) sur la contrepartie assurant une protection du CDS sur un MBS subprime.

15   Les credit wraps peuvent prendre différentes formes et garantissent le paiement ponctuel du principal et des intérêts sur une dette obligataire sous-jacente.

16   Carey, Post et Sharpe (1998) décrivent la spécialisation des sociétés financières auprès d’emprunteurs plus risqués.

17   La CPFF est décrite en détail par Adrian, Kimbrough et Marchioni (2009), la TSLF par Fleming, Hrung et Keane (2009), la TALF par Ashcraft, Malz et Pozsar (2010) et Campbell et al. (2011), la PDCF par Adrian, Burke et McAndrews (2009) et la TAF par Armentier, Krieger et McAndrews (2008).

18   La TAF n’était accessible qu’aux banques ou aux intermédiaires en ABS filiales d’une FHC. Les intermédiaires ABS indépendants (LPFC, SIV indépendants et conduits d’arbitrage sur titres) et les intermédiaires en ABS des fonds de pension, de compagnies d’assurances et d’assureurs monoline n’ont pas bénéficié de cet accès « indirect » au comptoir de l’escompte.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+