Bank Output in the National Accounts: Methodological Aspects and Evaluation in the French Case

Maurice Beaujour Attaché de l’Insee, Direction générale des statistiques, Banque de France.


This article describes the measurement of the banking sector production in national accounts, outlining the principles and the calculation method. It also deals with the thoughts in progress about the quality and relevance of that measure, which could lead to a change in calculation methods in the short run. Lastly, it shows the main evolutions of French banks activity under the prism of national accounts, during the past thirty years.


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Footnotes

1   La comptabilité nationale s’apparente à la comptabilité générale en tant que description de l’activité économique (d’une seule entité en comptabilité générale, de l’ensemble des agents résidents en comptabilité nationale) rattachée à une période de temps donnée. Les résultats de comptabilité nationale reposent donc massivement sur les comptabilités individuelles disponibles (comptabilités d’entreprise et comptabilité publique).

2   Prescriptions des règlements européens no 448/98 du Conseil européen du 16 février 1998 et no 1889/2002 de la Commission européenne du 23 octobre 2002.

3   Actuellement, ce taux est calculé à partir des comptabilités des établissements bancaires. Le résultat obtenu reflète naturellement les évolutions des taux de marché (Eonia, Euribor…).

4   Hors banques, hors autres institutions financières accordant des prêts et hors fonds de placement, mais y compris assurances et auxiliaires financiers.

5   Moyenne des prix des valeurs prises en compte dans le calcul du PIB.

6   Notons aussi qu’en comptabilité nationale, les abandons de créances unilatéraux (qui s’imposent aux créanciers sans leur consentement) ne sont pas repris dans les transactions et donc dans le calcul de la capacité/besoin de financement des deux parties (créancier et emprunteur). Ils sont imputés sur les situations patrimoniales, au travers des flux de « gains et pertes de détention » sur emprunts enregistrés dans le compte de réévaluation. Du point de vue des secteurs prêteurs, la prise en compte de la seule surcharge d’intérêts (et non des pertes) dans le calcul de leur capacité de financement peut sembler discutable. Mais du point de vue des secteurs emprunteurs, les défauts de remboursement témoignent d’une dégradation de la capacité de financement qu’il faut bien retracer en comptabilité nationale.

7   Une étude réalisée sur la zone euro par Colangelo et Inklaar (2010) n’utilise pas les mêmes modes d’ajustement (différence entre taux de marché risqués et taux de marché sans risque, au lieu d’une anticipation des pertes basée sur l’observation des défauts de paiement passés), mais aboutit à un impact global semblable (16 % en moyenne).

8   Dans le cas contraire (un seul taux comme actuellement), il en découlerait une distorsion anormale du chiffrage de la valeur ajoutée entre, d’une part, les producteurs qui se financent en consommant des SIFIM et, d’autre part, ceux qui accèdent aux marchés financiers sans intermédiation bancaire : les premiers verraient leur valeur ajoutée diminuée de la prime de terme qui ressort de SIFIM à un seul taux de référence, contrairement aux seconds qui se financeraient ou placeraient leurs fonds sur des instruments de marché comparables à ceux proposés par les banques, sans être pénalisés par une prime de terme. L’impact du mode de financement sur la mesure de la valeur créée est inopportun, au sens de la comptabilité nationale.

9   Selon Colangelo et Inklaar (2010), l’impact sur la zone euro serait une diminution moyenne de 24 % de la production bancaire.

10   Un autre argument des partisans de l’exclusion du risque tient au développement de pratiques financières (titrisation, couverture) ayant pour effet de diffuser le risque des établissements de crédit à l’ensemble des investisseurs. Le risque transféré par ces moyens hors des comptes des établissements de crédit paraît surtout être celui du défaut de remboursement, évoqué précédemment. Les risques de taux, d’inflation et de change seraient transférés aux fournisseurs de couverture, c’est-à-dire à d’autres établissements de crédit (ils resteraient ainsi au sein du secteur institutionnel). Le risque de liquidité ne saurait, quant à lui, se transmettre par ces voies.


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