The Role of the Reserve Bank of India in Economic Policy: A Balance Sheet Approach

Edgardo Torija-Zane


Recent literature on monetary policy issues sometimes criticizes the Reserve Bank of India’s tolerance regarding inflation, sometimes praises its “gradualism” when having to deal with macroeconomic objectives. Scholars tend likewise to take a stand on the issue of the desired hierarchy of objectives assigned to central banks and the “optimal” monetary regime, though remaining surprisingly silent on major structural questions. By tracking changes in the RBI’s balance sheet, this paper shows that following the 1991-liberalization reforms, the central bank has ceased to finance the expansion of the domestic economy involving itself instead in the task of integrating India’s financial system to a larger globalized financial market. Systematic accumulation of FX reserves, which is the policy response adopted to cope with large international capital inflows and the condition to succeed that integration, raises the question of the costs and risks the Indian financial system incurs in, at a time when major international currencies suffer from persistent macro imbalances.


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Footnotes

Économiste, Département de recherche, Natixis.Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celles de l’institution affiliée.

1   L’accumulation de réserves de change est financée soit par une augmentation de la base monétaire, soit par une diminution des actifs domestiques nets. Tandis que la première option, qui consiste en une monétisation des interventions de change, peut conduire à une hausse de l’inflation, la seconde nécessite l’émission de passifs non monétaires et un accroissement de l’endettement intérieur.

2   La RBI a également utilisé la stérilisation par le biais d’interventions sur le marché des produits dérivés de change (Mohan, 2008). L’opération consiste à mettre en place un contrat d’échange de monnaies au titre duquel la banque centrale accepte de vendre des dollars contre des roupies sur le marché au comptant (retrait de liquidité) tout en s’engageant à les racheter plus tard au taux de change à terme.

3   Remarque : ΔNDA = ΔNDAg + ΔCB. Ce coefficient ne rend pas compte de la stérilisation par le biais d’une hausse du coefficient de réserves obligatoires, qui devient un élément de la base monétaire.

4   Les postes du bilan de la RBI ont été convertis en dollars (sur la base de données en roupies) afin d’éviter une distorsion des résultats due aux effets des fluctuations du taux de change. Une dépréciation du taux de change accroît en réalité la valeur en roupies des actifs extérieurs (et le capital de la RBI), sans aboutir ni à une évolution de la base monétaire, ni à une hausse des passifs non monétaires.

5   Au cours des deux dernières décennies, il y a eu une internationalisation des grands groupes industriels indiens, comme Tata, Mittal, Reliance, Mukesh, Anil ou Mahindra, qui sont à présent reconnus dans les milieux d’affaires à travers le monde.

6   Par exemple, entre 1997 et 2011, le rendement annuel des placements sur le marché boursier, mesuré en dollars, a été de 10,5 % par an. Sur la même période, le rendement en dollars des titres sur le marché de la dette a avoisiné 8,4 % par an. Parallèlement, le taux d’intérêt sur un bon du Trésor américain à dix ans était de 4,9 %.

7   Plusieurs fonctions de réaction ont été découvertes par Rangarajan (2009) et Hutchinson, Sengupta et Singh (2010). Elles sont typiquement basées sur l’existence d’un compromis « néokeynésien » entre évolution des prix et évolution des quantités produites.


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