What Global Resources to Finance Long-Term Investment?

Dominique Namur


While the current account imbalances are increasing between major economic areas, most industrialized countries are experiencing a rapid aging. Faced with a growing world population, these differences could undermine the funding of productive investments. This article successively explores the role of contemporary current accounts, of FDI and international portfolio investments and at last of demographic factor. With the exception of some industrialized countries able to maintain an efficient domestic productive system, the majority exhibits a relative decline to the benefit of emerging countries, including their ability to attract foreign savings. The United States differ by the volume and structure of their international capital flows. Overall, more aging in industrialized countries is increasing, the less their savings deficit, but probably at the expense of their economic growth. From a macroeconomic perspective, the life-cycle theory would therefore be checked only as a transitory phenomenon.


Download PDF Format


Footnotes

Professeur, université Paris 13.Cet article a bénéficié d’un financement conjoint de la Caisse des dépôts et de la Chaire transitions démographiques, transitions économiques. Les opinions exprimées n’engagent que l’auteur.

1   Le contre-argument de la faiblesse actuelle du taux d’intérêt réel mondial est à nuancer. D’une part, celle-ci concerne surtout les pays industrialisés bénéficiant d’un effet «  refuge  » (États-Unis, Allemagne, voire France), ainsi que les grandes multinationales émettrices d’euro-obligations. D’autre part, l’épargne disponible y est essentiellement allouée aux restructurations de dettes (publiques ou privées).

2   Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie. L’Estonie n’est pas encore incluse dans la zone euro dans les statistiques du FMI. Le Royaume-Uni présente un profil démographique comparable et une très forte interdépendance économique.

3   Australie, République tchèque, Danemark, Hong Kong, Islande, Israël, Corée du Sud, Nouvelle- Zélande, Norvège, Singapour, Suède, Suisse, Taiwan.

4   Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis.

5   Antigua-et-Barbuda, Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Saint-Domingue, république Dominicaine, Équateur, Salvador, Grenades, Guatemala, Guyane, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Surinam, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela.

6   Voir la synthèse proposée par Contessi et Weinberger (2009).

7   Elle dépend essentiellement de facteurs spécifiques aux pays d’accueil, les plus favorables ayant trait à la démographie (capital humain local disponible, taille du marché), à l’environnement financier et fiscal (système bancaire, régulation des marchés financiers, zones franches et incitations fiscales, régime des importations et exportations), à la qualité des infrastructures et à l’intégration régionale, ainsi qu’à la stabilité politique et économique (Ozturk, 2007).

8   L’enquête CPIS se focalise sur les positions internationales en actions et en titres obligataires, à l’exclusion des actifs émis et détenus par les résidents d’une même économie, des actifs détenus par les autorités monétaires qui sont enregistrés comme réserves de change et des actifs détenus par les organisations internationales. En principe, cette enquête inclut aussi les actifs détenus par les autorités monétaires qui ne sont pas enregistrés comme réserves.

9   À la différence du modèle classique qui postule la hausse de l’investissement productif domestique tant que son produit marginal est inférieur au taux d’intérêt mondial exogène, cette prime pour l’investissement est croissante avec le stock déjà détenu et l’aversion au risque, mais décroissante avec la richesse.

10   La démographie n’est bien sûr pas le seul facteur explicatif de l’épargne privée : une croissance importante de la production, les termes de l’échange et, plus marginalement dans les pays industrialisés, la dégradation des comptes publics ont un effet positif ; inversement, l’amélioration de l’accès au crédit (dont l’immobilier) pour le secteur privé a un effet dépressif. Paradoxalement, le taux d’intérêt semble avoir un faible pouvoir explicatif.

11   Si son taux de croissance annuel moyen reste le plus faible de tout l’échantillon (0,49 %), c’est que l’espérance de vie des plus de soixante-cinq ans est particulièrement faible.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+