Outlook for the African Monetary Unions

Bruno Cabrillac Directeur général adjoint des Études et des Relations internationales, Banque de France. Contact : bruno.cabrillac@banque-france.fr..
Emmanuel Rocher Direction des études et des relations internationales et européennes, Banque de France.


The Central and West African Monetary Unions, the oldest monetary unions in economic history, have undergone major changes in the past fifty years. These changes have helped to strengthen their institutional framework and have contributed to fostering closer regional integration by giving rise to economic unions as of 1994. However, much remains to be done in both monetary unions in order to reap the full benefits of this regional integration process, in particular to enhance the effectiveness of monetary policy, deepen financial integration and address the challenges stemming from these developments. Avenues of progress can already be identified in such a way as to promote a more active monetary policy, strengthen the mutual surveillance of fiscal policies and macroeconomic imbalances and implement crisis management mechanisms.


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Footnotes

Les vues exprimées dans cet article n’engagent que les auteurs.

1   Cf. graphique 4 en annexe. Sur la période allant de 1990 à 2011, le PIB réel a ainsi progressé en moyenne de 3,8 % en Afrique subsaharienne, contre 2,5 % pour l’UEMOA et 3,4 % pour la CEMAC.

2   À hauteur de 20 % des recettes budgétaires propres de chaque État membre.

3   Les autorités françaises sont toutefois tenues d’informer le Conseil économique et financier (CEF), qui prépare les réunions du Conseil de l’Union européenne, préalablement à toute modification de parité, et de tenir régulièrement informés la Commission européenne, la BCE et le CEF de la mise en œuvre de ces accords (article 2 de la décision du 23 novembre 1998). Un accord préalable du Conseil européen n’est nécessaire que dans deux cas : soit lors d’un changement de la portée des accords (par exemple, l’admission d’un nouvel État membre), soit en cas de modification de la nature même de l’accord (par exemple, un changement dans la garantie de convertibilité des francs CFA et comoriens par l’État français).

4   Que ce soit « M2/PIB » ou « crédits à l’économie/PIB ».

5   En partie motivées par le souci légitime de préserver l’indépendance des banques centrales à travers leur indépendance financière.

6   À titre d’exemple, le ratio des réserves des banques (réserves obligatoires + réserves libres) rapportées à leur total de bilan variait dans la CEMAC de 4,5 % en République centrafricaine à la fin de décembre 2012 à 59,1 % en Guinée Équatoriale. De même, le ratio des réserves obligatoires rapportées aux réserves libres s’échelonnait entre 20,9 % en Guinée Équatoriale et 45,4 % au Gabon.

7   Pour plus de détails, voir FERDI (2012).

8   À titre d’illustration, le solde de la balance courante (donc de l’épargne et de l’investissement) allait en 2011 au sein de la CEMAC de 1,2 % du PIB au Gabon à –14 % en Guinée Équatoriale.

9   Si la capitalisation de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan est comparable à celle d’autres Bourses africaines (28 % du PIB en moyenne sur la période allant de 2005 à 2010, contre 27 %, par exemple, pour celle du Nigeria), la taille de ce marché tout comme sa liquidité restent très faibles.

10   Y compris les contraintes sur le financement monétaire des États imposées par les statuts des banques centrales.

11   Une réforme est en cours dans l’UEMOA, notamment pour mettre en place les infrastructures nécessaires à la collatéralisation des transactions.

12   Pour les pays de l’UEMOA, le solde budgétaire de base est calculé en prenant en compte dans les recettes totales les dons budgétaires et les ressources liées aux annulations de dette obtenues dans le cadre de l’initiative en faveur des PPTE.


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