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A New Vision of Household Behaviours

André Babeau * Professeur des Universités. Contact : andre.babeau@free.fr.
Françoise Charpin Professeur émérite, université Paris II ; conseiller scientifique, Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).


Despite the broad range of motivations of household saving which were alternately mentioned during a period of more than two centuries, one was constantly ignored: the loan repayment. The explanation for such an omission is simple: the lack of information on the amount of these repayments. A particularly serious gap in our knowledge at a time where household liability has become so large in many developed countries. The available financial statistics allow nevertheless estimations of these repayments over the period 2004-2011 for five euro area countries and the euro area itself. In France, these repayments could amount to nearly two-fifths of the current household saving of national accounts. This proportion probably varies strongly from one country to another and could have a significant influence on the level of saving rates, a factor never taken into account in international comparisons.


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Footnotes

1   Sur la limitation des prévisions aux seules variables réelles, par exemple, on pourra se référer à Babeau (2010).

2   Nous tenons à remercier ici tout particulièrement Laurent Nahmias pour l’ensemble des calculs effectués sur cinq pays de la zone euro et sur la zone elle-même de 2004 à 2011.

3   Elle marque d’ailleurs une régression par rapport aux analyses des économistes du xixe siècle. Voir, par exemple, sur ce point un texte de Bastiat (1854) qui explique que l’épargne des ménages sert à acheter « des terres, une maison, des rentes sur l’État, des actions industrielles… ».

4   Seul est considéré ici le montant en capital de ces remboursements, puisque les intérêts entrent dans la consommation comme une rémunération de services.

5   Le compte satellite du logement pour 2011 mentionne cependant en annexe pour 2011 (p. 208) une évaluation des remboursements des ménages correspondant à leur passif habitat ; par rapport à l’estimation que nous utilisons ici, l’écart n’est pas supérieur à 5 % (100 Md€ en 2011 pour le Compte du logement, contre 95 Md€ dans notre série de remboursements). Pour les années antérieures, les deux séries sont en cours de rapprochement.

6   En l’absence d’informations publiées par la Banque de France, nous sommes conscients des difficultés que rencontrent ces estimations obtenues par rapprochement des nouveaux crédits et des évolutions de passif. Il est, en particulier, très difficile de tenir compte des crédits ayant fait l’objet d’un défaut ou des renégociations d’emprunts habitat en période de baisse des taux et des rachats de crédits à la consommation qui peuvent se traduire par un gonflement des prêts personnels.

7   On notera tout de même que l’importance tout à fait insolite de l’ajustement en Irlande pour 2007 donne à penser qu’il y a eu en fait, pour la période allant de 2005 à 2008, certaines difficultés de rapprochement des comptes « réels » et financiers dans ce pays.

8   Pour des raisons de place, les tableaux 2004-2011 des différents pays figurant au tableau 1 n’ont pas pu être retenus dans le texte. Ils peuvent néanmoins être obtenus en s’adressant à la rédaction de la Revue.

9   Les déménagements constituent tout de même l’un des facteurs principaux expliquant l’écart considérable qui existe en France entre la durée des prêts habitat au moment de la souscription et leur durée réelle.

10   Même si l’on y adjoint la valeur des terrains sur lesquels sont construits les logements neufs et que ne prend pas en compte la FBCF. Dans ce qui suit, on s’est inspiré des modalités de fonctionnement des opérations fournies au tableau 24 du Compte du logement 2011.

11   Surtout si l’on s’adressait – ce qui est de beaucoup préférable – aux remboursements hors renégociations (crédits habitat) ou aux rachats (crédits à la consommation), comme cela doit d’ailleurs être aussi le cas pour la prise en compte des nouveaux crédits.

12   La théorie du cycle de vie permet de modéliser l’achat d’un logement comme le montre l’expérience réalisée par Babeau et Charpin (1993).

13   Cette triple distinction existe en effet dans le Bulletin mensuel de la Banque de France.


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