The New Regulatory Paradigm and the Economic Uncertainties Put the UK Banks to the Test

Laurent Nahmias Économiste, BNP Paribas. Contact : laurent.nahmias@bnpparibas.com


The UK banks continued to be affected by both a weak internal business environment in 2012 and the risk of new housing market corrections. Badly shaken by the financial crisis, the UK banking system suffered from losses and writedowns that led the government to implement tremendous public bailouts. The budgetary costs of such public supports persuaded the governmental authorities to rethink the banking supervision architecture and to redefine the national regulatory framework. These interventions certainly contributed to restore the global solvency of the UK banking sector. However, it could not hide the persistent duality concerning the profitability and the soundness between internationally diversified institutions and those rooted in their domestic market and therefore more exposed to developments in the domestic economy. The stricter regulation will impact the banks for a long time and even more, the organisation of the UK financial system.


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Footnotes

1   Les opérations d’open market à court terme sont désormais suspendues, la dernière opération ayant eu lieu en juillet 2009.

2   Il s’agit de titres adossés à des hypothèques résidentiels, de créances titrisées sur cartes de crédit, de prêts étudiants ou à la consommation, de titres adossés à des prêts commerciaux et de papier commercial sécurisé par des actifs.

3   Les établissements éligibles à ce mécanisme sont les banques et les sociétés de crédit immobilier (building societies) participant aux opérations de politique monétaire et, depuis le printemps 2013, les sociétés non bancaires de crédit-bail. Dans un premier temps, la BoE échange des emprunts d'État (treasury bills) contre des actifs éligibles à la DWF. Dans un second temps, les banques peuvent mobiliser ces titres pour obtenir des refinancements auprès de la BoE au taux de base. Le coût de financement total de cette opération est égal à la somme du taux de base et de la commission versée à la BoE dont le taux est fonction du volume de prêts octroyés : pour les banques qui s’engagent à maintenir ou accroître leur volume de prêts, la commission annuelle s’établit au taux plancher de 0,25 %, mais, à l’inverse, la BoE l’augmentera linéairement de 0,25 point de base annuel à chaque diminution de prêts équivalente à 1 %, le taux de commission grimpant à 1,5 % en cas de contraction du volume de prêts de 5 % ou plus. Depuis avril 2013, la BoE module le montant des prêts accordés dans le cadre du FLS selon l’emprunteur ultime en concentrant plus spécifiquement son action sur un soutien aux PME : pour 1 livre prêtée aux PME, les établissements peuvent emprunter 10 livres auprès de la BoE, contre 1 livre pour un crédit de montant unitaire au reste du secteur privé (ménages, grandes entreprises et autres intermédiaires financiers non bancaires).

4   Les actifs toxiques sont restés au bilan des banques, en contrepartie du versement d’une commission assimilable à une prime d’assurance.

5   L’UKFI est une entité publique destinée à gérer les prises de participations bancaires par le gouvernement britannique. À la fin de mars 2013, l'État détenait par son biais 82 % de RBS et 39 % de Lloyds.

6   Le core tier 1 au 30 juin 2012 après prise en compte de la CRD III (Bâle 2.5) et du coussin de sécurité sur les dettes souveraines s’établissait pour Barclays, HSBC, Lloyds et RBS à respectivement 10,8 %, 11,3 %, 11,2 % et 10,8 %, soit un core tier 1 moyen pour l’échantillon des quatre banques de 11,1 %.

7   Barclays a déjà placé 3 Md$ de CoCos à dix ans en novembre 2012, puis 1 Md$ au printemps 2013. Lloyds a pour sa part cédé une participation dans une société de gestion, enregistrant un gain de 400 M£, alors que RBS a annoncé la cession prochaine d’activités aux États-Unis.

8   La banque de détail cloisonnée pourra fournir les services suivants : (1) prêts aux ménages et aux sociétés non financières sur base garantie et non garantie (y compris prêts hypothécaires et cartes de crédit), (2) trade finance et financement de projets et (3) activités de conseil sur la vente de produits financiers émanant de non ring-fenced banks, mais où aucune exposition n’en résulte.

9   La partie cloisonnée ne pourra pas effectuer les opérations suivantes : (1) structuration, arrangement ou exécution de transactions sur produits dérivés comme agent ou principal, (2) investissements dans des actions, de la dette corporate, des titres de dette échangeables/convertibles, des OPCVM et ETF, (3) origination, trading ou tenue de marchés et (4) syndication de titres (y compris placements privés).

10   En complément au common equity, la capacité d’absorption inclurait le non-equity capital (non core tier 1 et capital tier 2 comme les titres hybrides, les titres participatifs, les TSDD – titres subordonnés à durée déterminée – et les TSDI – titres subordonnés à durée indéterminée), les obligations seniors non sécurisées de maturité résiduelle inférieure ou égale à douze mois et convertibles sur option du superviseur (bail in bonds). La répartition par instruments varierait entre la banque de détail cloisonnée et la banque d’investissement non cloisonnée.

11   Les turbulences financières avaient entraîné, tant parmi les groupes cotés qu’au sein des banques mutualistes, la disparition ou la perte d’indépendance de nombreux établissements (par rachat ou fusion) et une concentration au profit de petits groupes. Barclays a, par exemple, acquis pour 1,75 Md$ (environ 879 M£) une partie des activités de Lehman Brothers (actifs commerciaux) peu après sa faillite en septembre 2008. Lloyds avait en outre acquis au second semestre 2008 pour 12,2 Md£ HBOS, fortement dépendante de la liquidité de marché et significativement exposée au marché immobilier.

12   La banque espagnole Santander a renforcé sa position sur le marché bancaire britannique par croissance externe (rachats d’Abbey en août 2004, d’Alliance et de Leicester en août 2008, du réseau et de la branche « épargne » de Bradford & Bingley en septembre 2008 et acquisition de 318 succursales de RBS en août 2010). Plusieurs acteurs de la distribution ont également fait leur apparition au sein du paysage bancaire (Metro Bank à la fin de juillet 2010 ou encore Tesco, leader de l’agroalimentaire, au travers de sa filiale Tesco Bank). Enfin, le groupe Virgin a également significativement développé ses activités de banque de détail via sa filiale Virgin Money (par exemple, l’acquisition de la banque régionale Church House en 2009). En novembre 2011, Virgin Group a racheté à l'État pour environ 1 Md£ les 75 agences de Northern Rock, banque emblématique de la crise des subprimes, nationalisée en février 2008. S’agissant du périmètre d’activité, RBS doit réduire sa taille et, de même, Lloyds Banking Group doit céder 632 agences d’ici à la fin de 2013, car les cessions avaient été négociées avec la Commission européenne, avant les conclusions d’ICB, en contrepartie de l’aide de l'État britannique. Lloyds s’est engagée auprès du gouvernement britannique à réduire à l’avenir à moins de 6 % ses parts de marché des comptes courants. Après de multiples rebondissements, Lloyds pensait céder 632 agences en juillet 2012, pour un montant évalué entre 1,1 Md£ et 1,4 Md£, au groupe mutualiste britannique Co-Op Bank– qui comprend des activités de banque de détail et non financières (réseau d’épiceries et d’entreprises funéraires) – et non, comme initialement, à la holding financière NBNK, créée en 2010 et désireuse de bâtir un réseau de banques de détail par croissance externe. Au terme de longues négociations, Co-Op Bank a annoncé à la fin d’avril 2013 qu’il renonçait à procéder à la transaction en raison des exigences des autorités de régulation et de la détérioration des perspectives économiques au Royaume-Uni, contraignant Lloyds à envisager la mise en Bourse des 632 agences dont elle doit se séparer.

13   Les autres produits d’exploitation correspondent à ceux liés aux activités d’assurance, aux produits d’arbitrage et de couverture.

14   En 2010, pour la première fois depuis le début de la décennie, le taux d’endettement des agents privés non financiers en pourcentage du PIB s’est replié pour atteindre, au second trimestre 2012, 84,2 % pour les sociétés non financières et 90,8 % pour les ménages (soit des diminutions respectives, entre le 1er trimestre 2010 et le 2e trimestre 2012, de –5,7 points et –9,3 points pour les sociétés non financières et les ménages). Le crédit au secteur privé s’est ainsi particulièrement contracté à la fin de décembre 2010 (–9,4 %) sans que celui-ci ait retrouvé en février 2013 un réel dynamisme : le taux de croissance des crédits au secteur privé demeurait négatif (–0,9 %) avec un recul plus fortement marqué pour les sociétés non financières (–3,7 %), mais une progression annuelle quasi nulle pour les ménages.

15   L’entrée en application du liquidity coverage ratio (LCR) et du net stable funding ratio (NSFR) est prévue respectivement le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2018. En affichant des ratios LCR et NSFR supérieurs à 100 % à la fin de 2012, Lloyds, Barclays, HSBC et Standard Chartered respecteraient le nouveau cadre prudentiel bâlois en matière de liquidité.

16   Parmi les principales opérations, on rappellera les rachats par RBS d’une partie des activités d’ABN AMRO en 2007 et par Barclays d’une partie des actifs de Lehman Brothers en 2008, et l’acquisition par Lloyds de HBOS initiée en 2008 et finalisée en 2009.


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