Savings Banks and Cooperative Banks in Europe

Dilek Bülbül Post-doctorant, Chaire « banque et finance internationales », université Goethe de Francfort, Allemagne. Contact : buelbuel@finance.uni-frankfurt.de
Reinhard H. Schmidt Professeur, Chaire « banque et finance internationales », université Goethe de Francfort, Allemagne. Contact : schmidt@finance.uni-frankfurt.de
Ulrich Schüwer Post-doctorant, Chaire « banque et finance internationales », université Goethe de Francfort, Allemagne. Contact : schuewer@finance.uni-frankfurt.de


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Footnotes

Les auteurs doivent beaucoup à Rym Ayadi avec qui Reinhard H. Schmidt a rédigé deux études portant sur les caisses d’épargne et les banques coopératives en Europe. Cette coopération a de toute évidence et pour de bonnes raisons fortement inspiré cet article.

1   Voir Schmidt et Tyrell (2004) sur le sens et l’importance du concept de complémentarité dans le contexte des institutions financières et des systèmes financiers.

2   La liste des caisses d’épargne autoproclamées, membres de l’Institut mondial des caisses d’épargne (World Savings Banks Institute), l’association internationale des caisses d’épargne, illustre bien cette hétérogénéité. Voir également Manghetti (2011, p. 141) sur la difficulté de définir les caisses d’épargne d’une façon qui permettrait aujourd’hui de les distinguer des autres banques.

3   Concernant les caractéristiques (3) à (7), il serait plus précis de dire qu’elles étaient valables dans le passé et, dans certains cas, qu’elles le sont encore aujourd’hui.

4   Verbünde est le terme allemand qui désigne ces réseaux denses. Étant donné que de tels réseaux de banques n’existent pas en France, il n’y a pas de terme en français, ni en anglais pour les désigner.

5   Même par le passé, tous les systèmes nationaux de caisses d’épargne n’affichaient pas l’ensemble des sept caractéristiques de la même façon et dans la même mesure. La Grande-Bretagne constitue un exemple : il y a déjà cent ans, les caisses d’épargne autrefois décentralisées ont été remplacées par une unique caisse d’épargne nationale. C’est pour cette raison que nous n’étudions pas le cas britannique dans cet article.

6   Bien entendu, un compromis entre les inconvénients et les avantages de cette structure institutionnelle doit être trouvé. Sans entrer dans les détails, on pourrait ajouter ici que la fonction de surveillance assurée par certaines institutions centrales des réseaux de banques coopératives permet de limiter dans une large mesure les effets négatifs. Pour plus de détails, voir Ayadi et al. (2010, p. 38).

7   Pour des études antérieures sur les caisses d’épargne et les banques coopératives en Europe, voir également Mottet et al. (2002) et Fonteyne (2007).

8   La Revue d’économie financière a précédemment publié un article de Kotz et Nagel (2002) sur les banques coopératives en Allemagne. Voir également Kotz et al. (2007).

9   De nombreuses banques coopératives sont encore aujourd’hui appelées Raiffeisenbank en l’honneur du fondateur.

10   Parmi ces associations se trouvent Bausparkasse Schwäbisch-Hall (établissement de crédit hypothécaire) et la société de gestion d’actifs Union Investment, les deux figurant parmi les plus grandes institutions de leur catégorie en Allemagne.

11   « Grandes banques » (Großbanken) est un terme et une classification employés dans les statistiques officielles de la Bundesbank, la banque centrale allemande. Il renvoie aux banques disposant de vastes réseaux de succursales. À l’heure actuelle, ce groupe inclut : Commerzbank AG, Deutsche Bank AG, Deutsche Postbank AG et UniCredit Bank AG (anciennement HypoVereinsbank AG).

12   Pour une description et une analyse détaillées du secteur bancaire allemand, voir Hackethal (2004). Une étude sur les caisses d’épargne allemandes peut également être consultée dans Ayadi et al. (2009) et sur les banques coopératives allemandes dans Ayadi et al. (2010).

13   Les indicateurs de performance des institutions financières centrales du groupe des caisses d’épargne et du groupe des banques coopératives, qui n’apparaissent pas sur les graphiques 2, sont en grande partie similaires à ceux des grandes banques.

14   Par exemple, Altunbas et al. (2001) ont examiné un échantillon de banques allemandes entre 1989 et 1996. Ils concluent que les banques publiques et mutualistes ne sont pas moins efficaces, mais disposent d’un léger avantage en termes de coûts et de profits sur leurs concurrents du secteur privé.

15   Fonteyne (2007) note à juste titre que le fait de se contenter de comparer les chiffres des performances au niveau des institutions serait trompeur étant donné que les bénéfices créés au niveau des clients ne sont pas pris en compte.

16   Pour un échantillon de 181 grandes banques (actifs totalisant 10 Md€ minimum) dans 15 pays européens, Ianotta et al. (2007) concluent que les banques coopératives affichent des prêts de meilleure qualité et un niveau de risque lié aux actifs moins élevé que les banques privées, qui à leur tour affichent des prêts de meilleure qualité et un niveau de risque d’insolvabilité moins élevé que les banques du secteur public. Cela ne s’applique pas aux petites banques publiques locales.

17   Les conclusions de La Porta et al. (2002), qui suggèrent également que les banques privées sont meilleures pour la croissance économique que les banques publiques, ont fortement influencé les réformes bancaires dans le monde entier au cours de la dernière décennie. Toutefois, des études plus récentes remettent en cause le fait que ces conclusions puissent être généralisées. Par exemple, Körner et Schnabel (2011) concluent que l’impact négatif du caractère public des banques sur la croissance est uniquement évident pour les pays ayant un faible développement financier et des institutions de basse qualité.

18   La banque coopérative Apo Bank a enregistré une perte en 2008. Il est intéressant de noter qu’il s’agit d’une banque coopérative atypique étant donné qu’elle n’est pas axée sur les marchés régionaux, mais qu’elle s’adresse à une clientèle limitée à deux professions, les médecins et les pharmaciens.

19   Pour une étude sur les caisses d’épargne françaises et leur réforme, voir Moreau et Boukhorssa (2002) et Polster (2005).

20   Voir, par exemple, Berger et Udell (1995) et Patti et Gobbi (2001).

21   Pour plus de détails, voir Ayadi et al. (2009) sur la période précédant la crise financière et la crise de la dette publique.

22   Pour une étude détaillée sur les réformes des caisses d’épargne espagnoles et la crise financière, voir IMF (2012b).

23   Une évaluation critique de la gouvernance des caisses d’épargne espagnoles après les réformes – et donc de la privatisation peu enthousiaste – peut être consultée dans Mai (2004).

24   Voir IMF (2012a) sur l’expansion du réseau de succursales en tant que motif de la crise.

25   En plus des références susmentionnées dans la note 12, voir également Birchall et Ketilson (2009) et plus récemment Birchall (2013).

26   De telles différences peuvent également être observées entre les différents systèmes au sein d’un même pays comme, par exemple, entre les deux systèmes de banques coopératives en Autriche.

27   Comme mentionné ci-dessus, les banques régionales allemandes (Landesbanken) en sont un autre exemple. Déjà avant la première crise, elles avaient perdu ou simplement abandonné leur ancien modèle économique.

28   Pour plus de détails sur le débat politique, voir Schmidt (2009).


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