Islamic Bank Specificities and Basel III Regulation

Philippe Madiès * Professeur de Finance, CERAG, Université Grenoble Alpes, Grenoble INP. Contact : philippe.madies@grenoble-iae.fr.
Mohammad Bitar École de gestion John-Molson, Université Concordia, Montréal, Canada. Contact : mohammad.bitar@concordia.ca.


This paper investigates the characteristics of Islamic banks by comparing them with those of conventional banks. Islamic banks’ depositors are supporting higher risks. This will help to know how various ratios proposed by the Basel III regulatory framework could be amended to be appropriate for Islamic banks. The article shows the difficulties of such a generalization of the international regulation to Islamic banks. By focusing on the risk-adjusted capital ratio and the leverage ratio, which are the only ratios which can be calculated for Islamic banks, we show empirically that Islamic banks are much better capitalized than conventional banks and should more easily comply with the new capital constraints proposed by the Basel III accords.


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Footnotes

1   Selon la base de données Bankscope, les banques islamiques sont présentes dans vingt-sept pays : Arabie Saoudite, Bahreïn, Bangladesh, Brunei, îles Caïmans, Égypte, Émirats arabes unis, Gambie, Indonésie, Iran, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Malaisie, Pakistan, Palestine, Qatar, Royaume-Uni, Russie, Soudan, Syrie, Tunisie, Turquie, Yémen.

2   Les décisions des comités de charia en matière de conformité des produits islamiques diffèrent selon les pays et au sein d’un même pays, selon les villes et les régions. Par exemple, pour l’Arabie Saoudite, les soukouks émis en Malaisie sont considérés comme non conformes aux principes de la charia (Warde, 2000). L’absence de normalisation entre les banques islamiques provient des divergences dans l’interprétation des préceptes islamiques.

3   En se basant essentiellement sur des préceptes coraniques, est considéré comme proscrit tout financement d’affaires liées aux jeux de hasard, aux industries de la pornographie, de l’alcool, du tabac ou encore de la viande porcine.

4   Voir Allen et Santomero (1998) pour une revue de littérature sur le sujet.

5   Nous laissons de côté la question des banques systémiques pour lesquelles Bâle III renforce les exigences. Aucune banque islamique n’a été considérée comme systémique par le Conseil de stabilité financière.

6   Le risque commercial déplacé correspond au risque supplémentaire (volatilité des revenus) à supporter par les actionnaires ou la banque islamique elle-même (IFSB, 2011). Il s’agit du profit transféré des actionnaires et/ou de la banque sous forme d’un hiba (donation) vers les détenteurs des comptes d’investissement, dans le but de renforcer les revenus engendrés par ces comptes en cas de forte concurrence avec les banques conventionnelles.

7   Voir Boumediene (2011) pour plus de développement sur le VFP.

8   RoA : return on assets ou rentabilité économique des actifs ; RoE : return on equity ou rentabilité des capitaux propres ; NIM : net interest margin ou marge nette d’intérêt (proche du produit net bancaire) ramenée au total d’actifs.

9   VRoA : volatility of the return on assets ou variance de la rentabilité économique des actifs ; VRoE : volatility of return on equity ou variance de la rentabilité des capitaux propres.


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