Central Banks and Financial Stability: New Role, New Mandate, New Challenges?

Laurent Clerc Directeur de la stabilité financière, Banque de France ; professeur associé, Université Paris-Dauphine. Contact : laurent.clerc2@banque-france.fr.
Robert Raymond Directeur général honoraire, Banque de France ; ancien directeur général, Institut monétaire européen. Contact : robe.raymond@gmail.com.


Both the central bank strategic framework and doctrine have been challenged by the recent financial crisis. Their focus on price stability was too narrowly defined and insufficient considerations were given to financial stability. When key interest rates reached their zero lower bound, central banks had to resort to non-conventional measures, leading them to err far away from their legal mandate. Paradoxically, this strategic framework has not been questioned so far. The central bank mandate has even been extended to factor in macro-prudential policy and, in some cases, micro-prudential responsibilities. The main challenge raised by the centralization of all these regulatory powers is the extent to which central banks will be able to carry out all their duties in full independence. However, independence is key for the success and the implementation of central bank core missions : price stability and lender of last resort.


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Footnotes

Cet article reflète les vues personnelles des auteurs et pas nécessairement celles de la Banque de France.

1   Notre article porte sur les banques centrales des économies avancées.

2   Voir également la contribution de Raymond (2014) sur les choix ayant conditionné la mise en place du cadre stratégique de la BCE.

3   Il est à ce titre intéressant de noter que dans la représentation de la fonction de réaction de la banque centrale sous la forme d’une règle de Taylor, l’objectif de stabilité financière est généralement représenté par le taux d’intérêt retardé d’une période : la banque centrale assure la stabilité financière en lissant l’évolution du taux d’intérêt, c’est-à-dire en limitant sa volatilité.

4   Nous présentons en annexe une liste indicative et non exhaustive des principales actions entreprises par la Fed, la BCE et la Banque d’Angleterre depuis le déclenchement de la crise.

5   Sur le problème des banques « persistantes », voir Clerc (2011).

6   Il s’agit pour la France du Haut Conseil de stabilité financière institué par la loi sur la séparation et de régulation des activités bancaires de juillet 2013. Voir par ailleurs Bennani et al. (2014) pour un descriptif complet du cadre macroprudentiel en France et de ses interactions avec les instances européennes.

7   Voir également Kelber et Monnet (2014) pour une mise en perspective européenne.

8   Sur les conflits d’objectifs entre politique macroprudentielle et politique monétaire, voir Beau et al. (2012).

9   Cette recapitalisation ne sera possible qu’une fois mis en place le MSU.

10    i. Cette mesure sera abandonnée à la fin de janvier 2009, du fait de la très forte hausse consécutive des montants déposés à la facilité de dépôt.


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