The Private ECU: How it Functioned and How it Could Have Evolved

Michel Lelart Directeur de recherche émérite au CNRS, Laboratoire d’économie d’Orléans. Contact : michel.lelart@wanadoo.fr.


Now that it is no longer a taboo to consider the exit of a country from the euro area, it may be appropriate to revisit the different stages that led to the introduction of the single currency. Before the commitment made to that effect in the late 1980s, a common currency had begun to be used, albeit modestly, by the countries participating in the European Monetary System, as well as by a few other countries. This private ecu, as it was called, could have become the common currency for the Community to be used for transactions between two countries, without replacing the national currencies. This set-up would have been along the lines described by Keynes at the international level at the end of WW2.

This paper reviews the operational aspects of the private ecu system and compares this Community currency with the concept of the “parallel currency”, which was often invoked.


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Footnotes

1   Il s’agit de la position des banques recensées par la BRI, à la fois envers des non-résidents et des résidents (BRI, 1992).

2   Ce fonctionnement du système de l’écu a été analysé à l’époque (Lelart, 1986 ; Jean, 1990, pp. 103-107 ; Lelart, 1994, pp. 108-126). En accordant des crédits en écus, les banques ne créaient-elles pas de la monnaie ? La question a été très débattue, à la fois dans son principe (création ou pas ?) et dans son ampleur (quel montant ?) (Lelart, 1986). En fait, il était difficile de savoir dans quelle mesure les crédits faisaient les dépôts, ou si c’étaient les dépôts qui faisaient les crédits…

3   Au niveau de l’ensemble des banques, les crédits étaient le plus souvent supérieurs aux dépôts. Ce manque de liquidité du système a été souvent analysé (voir, par exemple, Aglietta, 1986).

4   Le cours de l’écu était publié chaque jour juste après celui du dollar, avant celui du mark, du franc et des autres monnaies dont le cours déterminait la valeur du panier. Le cours coté était donc bien distinct du cours calculé.

5   À la fin de 1990, elles détenaient ainsi près de 9 milliards d’écus privés qui représentaient 57 % de leurs avoirs en écus officiels auprès du FECOM (Bundesbank, 1991).

6   Ce mécanisme de compensation des opérations en écus est longuement expliqué par Lelart (1988), Jean (1990, pp. 170-185), Rossi (1997, pp. 143-157). Il a également été fréquemment abordé dans la Revue Banque dans les années 1984-1987.

7   Si une monnaie se dépréciait, on augmenterait sa quantité dans le panier de façon à ne pas modifier sa valeur. Mais on ne réduirait pas sa quantité quand une monnaie s’apprécierait. Cette idée d’un panier « asymétrique » a été imaginée par le Comité des Vingt en 1974 à propos du DTS quand il est devenu un panier.

8   Voir aussi Schmitt (1988) ; Bilger (1992) ; Lelart (1994) ; Rossi (1994 et 1997).


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