Financing SMEs towards Competitiveness

Nicolas Dufourcq Directeur général, Bpifrance.


As France and most European economies experience an indecisive recover early in 2014, questions arise about what will pull tomorrow’s growth. More than ever, competitiveness, innovation and international strategies of firms have been identified as the main issues to avoid the decline of potential growth, involving a quick recovery of investment expenditures. This implies the availability of a continuum of financing for French SMEs so that they can grow and gain the critical size to carry tomorrow’s competitiveness, in a context where their profit margins are at low levels. Since the beginning of the crisis, financing conditions, especially banking conditions, have not appeared to be too restricting for French SMEs. But remaining persistent market failures still need to be addressed to avoid the economic recovery being hampered. There lies the role of Bpifrance, by driving private actors of financing, to ensure SMEs that they will get sufficient resources to carry on their innovative, international and growth strategies.


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Footnotes

Directeur général, Bpifrance.

1   Mesuré par le taux d’obtention d’au minimum 75 % des montants demandés.

2   Les PME ont renforcé leur bilan sur la décennie précédant la crise, améliorant leur ratio de fonds propres et, par là même, leur résilience aux chocs. En miroir, c’est à une amélioration de la trésorerie que ces fonds ont été employés, un matelas de sécurité de ressources internes qui s’est substitué à une dépendance peut-être parfois trop élevée aux financements de court terme sur le passé. Cette amélioration peut également en partie être due à un effet de sélection pour certains secteurs, notamment l’industrie, où la lente et continue dégradation sur la dernière décennie améliore mécaniquement ces ratios moyens, les entreprises survivantes étant par nature les plus solides.

3   Au regard du taux de marge.

4   Notamment si l’on compare le taux de marge français au taux de marge des autres économies développées.

5   Investissement mesuré avant la récente révision des comptes nationaux pour la France.

6   Une étude de la Direction générale du Trésor montre un positionnement « hors prix » médian de la France (niveau de sensibilité-prix de ses exportations) parmi les économies développées, se situant derrière l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et même la Suisse. En distinguant trois catégories de biens échangés selon un degré de sensibilité-prix et donc leur qualité révélée (biens « qualité », « intermédiaires » et « prix »), l’analyse de la balance commerciale, la très forte dégradation des exportations de biens « prix » (creusement de 1,5 point de PIB de la balance commerciale sur ce segment entre 2002 et 2011) a plus que compensé l’amélioration des exportations de biens « qualité » (+0,6 point de PIB).

7   Selon les dernières annonces du Premier ministre le 8 avril 2014, une partie de la poursuite de la réduction du coût du travail serait élargie aux salaires jusqu'à 3,5 Smic (baisse de près de 2 points des cotisations familles pour près de 5 Md€).

8   Hors soutiens en garantie et financements de prêts type contrats de développement participatif en faveur de l’innovation, de l’ordre de 300 M€ en 2012.

9   Voir Huber et Masquin (2012). Ce résultat traduit la qualité des projets sélectionnés par Bpifrance. Les auteurs de l'étude montrent également que ce type d’aide a un réel effet générateur sur les dépenses de R&D pour les PME.

10   Selon les données de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et malgré les précautions d’usage à prendre (hétérogénéité des définitions, des sources et des modes de collecte), les poids dans l'économie en 2012 des investissements en capital-risque en Israël (0,36 % du PIB) et aux États-Unis (0,17 % du PIB) restent largement devant le poids du capital-risque français (0,03 %).

11   Selon les données de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et malgré les précautions d’usage à prendre (hétérogénéité des définitions, des sources et des modes de collecte), les poids dans l'économie en 2012 des investissements en capital-risque en Israël (0,36 % du PIB) et aux États-Unis (0,17 % du PIB) restent largement devant le poids du capital-risque français (0,03 %).

12   Source : AFIC.

13   Avec 18 Md€ d’actifs sous gestion, sa taille de première société de gestion en Europe opérant sur le capital-risque et le développement des PME et des ETI permet à Bpifrance d’avoir un rôle structurant pour toute l’activité française.

14   Doté de 500 M€, ce fonds vise à assurer des tickets de plus de 10 M€.

15   Source : ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

16   Même s’il est difficile d’apprécier statistiquement le périmètre exact des ETI dans les autres pays européens, le rapport Retailleau (2010) avance, sur la base d’une étude d’Ernst&Young, que rapporté à la taille de la population, il y a deux fois et demie plus d’entreprises intermédiaires (entre 250 et 5 000 salariés) en Allemagne et deux fois plus au Royaume-Uni.

17   Environ 60 % des exportations de biens des ETI seraient le fait de filiales de groupes étrangers (Douanes, Études et éclairage, no 42, septembre 2013).

18   Sondage OpinionWay pour KPMG, février 2013.

19   Les fonds monétaires américains ont ainsi réduit de 88 % leur exposition aux banques françaises entre mai 2011 et juillet 2012.

20   Avant révision de la série d'investissements des comptes nationaux en mai 2014.


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