Is the Alternative Investment Market a Model for Financing Small and Medium Capitalizations?

Valérie Revest Université Lyon 2, TRIANGLE ; chercheur associé, CEPN. Contact : valerie.revest@univ-lyon2.fr.
Alessandro Sapio DES, Università di Napoli Parthenope (Italie) ; LEM (Laboratory of Economics and Management), Sant’Anna School of Advanced Studies, Pise (Italie).


The Alternative Investment Market (AIM), a stock market dedicated to small and medium capitalizations, has been created in 1995 by the London Stock Exchange (LSE). The AIM is viewed nowadays as a model for numerous stock markets with a similar target. It relies on a specific market model, where private intermediaries, the Nomads, replace, to a certain extent, the LSE regulation. This paper investigates on the nature of the AIM success. We shed light on the strengths and the weaknesses, through a review of the empirical literature. On the one hand, the AIM is characterized by a high rate of new IPOs, seasoned offerings, and voluntary exits. On the other hand, the operational performances of the AIM-listed companies appear to be lower than those for similar firms on other stock markets, thereby casting doubts on the role of AIM as a stepping stone for innovative firms. The conclusions of the article offer some insights for policy-makers considering the creation of new junior markets.


Download PDF Format


Footnotes

Les auteurs ont bénéficié d’un financement de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché (OFEM) et remercient à ce titre Thierry Giami, président de l’OFEM. Leurs remerciements sont également adressés aux membres de l’AIM, Umerah Akram, Michèle Curtoni et Cécile Nagel, pour leur accueil. Ils remercient également les chercheurs présents au workshop « The financing of innovative firms: from business angels to venture capital », université Nice Sophia Antipolis, pour leurs commentaires. Enfin, leur participation au programme européen Finance, Innovation and Growth (FINNOV) a également contribué à la réalisation de ce travail.

1   Source : LSE, janvier 2014.

2   Voir, dans ce même numéro, Lagneau-Ymonet et al. (2014) pour une comparaison entre Euronext et l’AIM.

3   D’autres marchés ou regroupements de marchés sont à citer comme les marchés asiatiques juniors ou encore le New-Zealand Alternative Exchange.

4   La définition des PME-ETI correspond en France aux critères définis par l’article 3 du décret 2008-1354 du 18 décembre 2008.

5   La présence de ces entreprises clés est ensuite devenue un élément phare d’attraction pour les jeunes entreprises de haute technologie.

6   Actuellement, les quatre secteurs d’activité ayant le plus de poids sur l’AIM (valeur de marché) sont Mining, Oil & Gas Producers, General Financial, Real Estate Investment and Services. Source : LSE.

7   Les Nomads sont rémunérés par les entreprises.

8   « Les Nomads préservent l’intégrité et la réputation du marché » (Mendoza, 2008, p. 316).

9   En renforçant les coûts et les exigences de cotation sur les marchés américains, l’introduction de SOX aurait incité les entreprises souhaitant devenir publiques à se diriger vers l’AIM (cf. Coates, 2007 ; Piotrovski et Srinivasan, 2008).

10   « I’m concerned that 30 percent of issuers that list on AIM are gone in a year. That feels like a casino to me(...) »

11   Par opposition, les entreprises survivantes sont celles qui continuent à être cotées sur l’AIM ou qui sont transférées sur d’autres marchés boursiers.

12   La réputation des Nomads est ici mesurée au travers de la construction d’un indicateur synthétique comprenant les parts de marché du Nomad, sa profitabilité, son âge et son credit score.

13   Vismara et al. (2012) reconnaissent cependant la présence d’un problème d’endogénéité dans leurs résultats.

14   Il faut cependant rester prudent vis-à-vis de potentiels effets de sélection, c’est-à-dire que les Nomads réputés choisiraient les entreprises les plus performantes.

15   Les rendements des entreprises de l’AIM sous-performent par rapport à ceux de l'échantillon de contrôle : –42,7 % sur vingt-quatre mois.

16   Les rendements des titres sont mesurés par les rendements anormaux d’achat-conservation des titres (buy-and-hold abnormal returns).

17   Le règlement a changé en 2007.

18   Ces résultats ne seraient pas dus à des effets d’inclusion dans un nouvel index, ni à un changement significatif des parts détenus par les grands investisseurs.

19   La création d’un segment de marché sur le LSE dédié aux entreprises innovantes en 2013, intitulé « High Growth Segment », témoigne de l'échec de l’AIM dans ce domaine.

20   Le terme anglo-saxon pour désigner ces modes d’entrée alternative est « back door listing ».

21   C’est également le cas au Canada et dans certains pays asiatiques.

22   Contre 105 échecs (radiations volontaires et non volontaires), 55 transferts vers le marché principal et 178 rachats.

23   Les entreprises résultant d’opérations de reverse mergers sur les marchés américains exhibent des performances médiocres (Adjei et al., 2008).


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+