“Is the Proof of the Pudding in the Eating?” – Comparison between Alternative Investment Market and Alternext

Paul Lagneau-Ymonet IRISSO (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales), université Paris-Dauphine. Contact : paul.lagneau-ymonet@dauphine.fr.
Amir Rezaee Professeur de finance, Institut supérieur de gestion. Contact : amir.rezaee@isg.fr.
Angelo Riva * European Business School, Paris ; INSEEC U Research Center ; Paris School of Economics. Contact : angelo.riva@ebs-paris.com.


As a stock exchange dedicated to small and medium enterprises (SMEs), the success of the Alternative Investment Market (AIM) has established this segment of the London Stock Exchange as the benchmark, of which the Alternext is considered a flawed copy. This article aims to invalidate this proposition. First, the performance of Alternext (2005-2012), if compared to AIM’s performance at the same stage of development, is not as bad as critiques have been deluded the public into believing. Second, AIM characteristics are not set up as a stock exchange model dedicated to medium and small enterprises: the success seems to be based less on the services which AIM provides to small or innovative companies than on the regulatory arbitrage realized by medium and large companies. This observation acutely raises the question of the nature and organization of a stock exchange adapted to the specifications of SMEs.


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Footnotes

Les auteurs ont reçu le soutien financier de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché. Ils remercient Christophe Cahn et Élisabeth Kremp (Banque de France), Dominique Cantrelle, Matthieu Cicurel et Thierry Giami (Caisse des dépôts), Martin Binet, Camille Leca et Marc Lefèvre (NYSE Euronext), Stéphanie Birouste, Alexandre Faure, Érica Labeau et Delphine Prieur (université Paris-Dauphine), ainsi que les professionnels qui ont accepté de rencontrer ceux-ci, sous condition d’anonymat. Paul Lagneau-Ymonet a aussi bénéficié des fructueux échanges entre les membres du projet CarFi (ANR-10-JCJC-1809). Mengying Li (École polytechnique) a élaboré la base de données.

1   En France, la catégorie statistique « PME » correspond à une entreprise qui emploie moins de 250 personnes, dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 50 M€ (ou le total de bilan n’excède pas 43 M€). La législation communautaire rajoute un critère d’autonomie : ne pas être détenue à plus de 25 % par une ou plusieurs entités qui ne sont pas des PME. Une « entreprise de taille intermédiaire » (ETI) a entre 250 et 4 999 salariés et soit un chiffre d’affaires qui n’excède pas 1,5 Md€, soit un total de bilan en deçà de 2 Md€.

2   Pour les riches particuliers, les placements sur l'AIM offrent surtout des avantages fiscaux qui vont jusqu'à l’exonération complète des montants placés.

3   Tous les graphiques numérotés SI, SII, SIII, SIV et SV sont disponibles auprès de l’Association d'économie financière (ref@aef.asso.fr).

4   Les ratios « capitalisation boursière/PIB » reprennent les données de la Banque mondiale.

5   L’AIM et Alternext partagent d’ailleurs un biais semblable dans l’origine des sociétés qu’ils cotent. Leurs localisations révèlent une très forte concentration dans le Greater London pour l’AIM (40 % de la cote en 2008, d’après Amini et al. (2012)) et en Île-de-France pour Alternext (60 %). La prise en compte des sociétés enregistrées dans les centres offshore de l’ancien empire britannique, mais de facto gérées à Londres, accroîtrait encore la prédominance londonienne dans l’origine des émetteurs sur l’AIM.

6   Sans toutefois toujours reproduire les associations caractéristiques de la Bourse antédiluvienne, les principaux Nomads sont en général des sociétés dont les dirigeants sont aussi les principaux actionnaires et parmi les dix principaux Nomads, six sont les émanations directes d’anciens membres des Bourses britanniques ou canadiennes.


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