The EIB Group and the Financing of SMEs in Europe after the Crisis

Philippe de Fontaine Vive Vice-président, BEI. Contact : p.defontainevive@eib.org.


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Footnotes

1   Le fonds de participation Jérémie est un dispositif multiproduit, s’exerçant sur un registre régional. Capitalisé par une région avec l’apport des fonds structurels européens, il peut couvrir un large spectre allant de la microfinance ou de l’amorçage au financement de haut de bilan et à des garanties sur portefeuilles bancaires. Les fonds Jérémie, dont il existe trois exemples en France, Languedoc-Roussillon, Auvergne et Provence-Alpes-Côte d’Azur, constituent une révolution dans la gestion des fonds structurels européens en faisant passer ceux-ci d’une logique de subvention à celle d’ingénierie financière au service du financement de l'économie.

2   Au cours des trois années de 2013 à 2015, la BEI transformera ces 10 Md€ de capital supplémentaire en 60 Md€ de prêts additionnels ; ses interventions ayant, en moyenne, un effet de levier de 3 sur les financements privés, ce seront 180 Md€ de formation de capital qui seront ainsi générés par la banque de l’Union européenne.

3   Dans son étude Investment and Investment Finance in Europe publiée en novembre 2013, la BEI met en lumière que la chute de l’investissement à la suite de la crise mondiale fut deux fois plus prononcée en Europe qu’aux États-Unis et au Japon. En 2008-2012, l’investissement en Europe, exprimé en pourcentage du PIB, s’est situé en moyenne à 7 % plus bas qu’au cours des quinze années précédentes (www.bei.org/infocentre/publications/all/investment-and-investment-finance-in-europe.htm).

4   Les AEFE ont été réalisées en association entre le groupe BEI, le ministère de l'Économie et des Finances et l’association PME Finance (www.pmefinance.org).

5   À projet comparable, une PME italienne paye son prêt 3,5 fois plus cher que celui de son homologue autrichienne ; une PME grecque, 5 fois plus !

6   Cela sans illusions excessives si l’on observe le fonctionnement de l’AIM (Alternative Investment Market) de Londres (auquel seules 3 000 PME ont eu recours depuis 1995, avec une capitalisation moyenne de 22 M€) ou du Nasdaq américain (dont toutes les PME listées ont un chiffre d’affaires annuel supérieur à 15 M€).

7   Si, entre 2007 et 2011, les bilans des banques en Europe ont augmenté de 18 %, les prêts aux entreprises et aux ménages ne comptent que pour 5 % de cette augmentation (étude BEI sur l’investissement, précitée note 3). Dans une étude Fitch (commentée par FT.com du 3 novembre 2013), les seize plus grandes banques européennes ont augmenté leur exposition à la dette souveraine de 26 % (soit 550 Md€), tandis qu’elles réduisaient leur exposition aux entreprises de 9 % (soit 440 Md€). Selon Fitch, il apparaît que la charge moyenne en capital réglementaire sur les entreprises est de 4,7 %, soit dix fois plus que la charge sur les dettes souveraines qui n’est que de 0,4 %. Voir également le commentaire de Philippe Maystadt, ancien président de la BEI, sur l'étude de la BEI précitée, dans Questions d’Europe, n° 307, Fondation Robert Schuman : www.robert-schuman.eu/fr/questions-d-europe/0307-investissement-et-financement-de-l-economie-europeenne.

8   La France est le seul pays pour lequel l’ensemble des produits en capital du FEI ont été déployés : amorçage, microfinance et prêts d’honneur, tech-transfert, capital-risque, capital-développement et fonds régionaux adossés sur ressources des fonds structurels (fonds Jérémie). Dans ce cadre, le cas de l’entreprise Medtech est à signaler : société de robotique chirurgicale basée à Montpellier, Medtech est la première start-up financée dans le cadre d’un fonds Jérémie à avoir réalisé une introduction en Bourse sur le Nasdaq.

9   Par décision du 16 avril 2014, le conseil des gouverneurs de la BEI a approuvé l’augmentation du capital du FEI qui est porté de 3 Md€ à 4,5 Md€ par l'émission de 1 500 parts supplémentaires.


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