Changes in Owner Households’ Characteristics during the Crisis in Europe

Sabine Le Bayon OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) ; Sciences Po. Contact : sabine. lebayon@sciences-po.fr.
Pierre Madec OFCE ; Sciences Po. Contact : pierre.madec@sciences-po.fr.


The desire to own one’s home and to accumulate housing wealth is largely widespread in Europe. The fall in interest rates during the 2000s and the increased competition between banks have promoted the distribution of credit before the financial crisis. Despite public measures to support the housing sector, house prices and credit have collapsed in many European countries, after a decade of real estate boom. These evolutions result from the strengthening of bank balance sheets and from the slowdown in household income growth. Germany is an exception. After ten years of decline, prices have stabilized in the mid-2000s and even increased since 2010. In this context, we will first focus on the trend in household mobility and then analyse how the macroeconomic environment has impacted the profile of households who have recently purchased their home. Our logit regressions show that younger and/or lower income households have been the first victims of tighter credit conditions. Indeed, in all the countries studied (Germany, Spain, France, Italy and the United Kingdom), low-income households have seen their probability of purchase greatly reduced. This is the case even in Germany, where the probability of purchase for other households has tended to stagnate or to grow. The purchase likelihood of households under 30 years has strongly decreased in Spain. On the contrary, the probability of young households to buy their home in France has remained constant, due to quite favourable credit conditions, the “zero interest loan” reform and increased donations.


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Footnotes

1   Ces données nous ont été fournies par Eurostat.

2   Les acquéreurs récents sont les ménages qui ont acheté leur résidence principale dans les cinq dernières années au moment de l’enquête, c’est-à-dire entre 2002 et 2006 pour l’enquête 2006 et entre 2007 et 2011 pour l’enquête 2011.

3   Pour la France, les transactions dans l’ancien représentent environ 90 % des transactions totales. En Espagne, la part des transactions dans l’ancien est de 56 % en moyenne entre 2004 et 2011, avec des variations importantes selon les années.

4   Ils sont repartis à la hausse depuis lors.

5   La part des LTV inférieurs à 75 % est passée de 48,6 % en 2007 à 73,4 % en 2009, avant de baisser à nouveau à 65,5 % en 2013. Dans le même temps, la part des LTV compris entre 75 % et 90 % a baissé de 13 points de pourcentage entre 2007 et 2009, avant de remonter de près de 8 points de pourcentage.

6   Pour l’Allemagne, la banque centrale ne fournit pas de données continues sur les LTV et la durée d’emprunt. C’est pourquoi nous utilisons l’enquête BLS qui ne fournit pas d’informations précises, mais les grandes tendances.

7   Voir, par exemple, Mora-Sanguinetti (2013) dans le cas espagnol et Vorms (2009) pour la France.

8   La variable renseignant le niveau d’éducation est ici une version restreinte de la variable présente dans l’enquête EU-SILC et décrite dans EU-SILC Description Target Variables. Elle comporte trois items : « peu », « moyennement » et « très éduqué ». Pour la France, ces niveaux correspondent respectivement à un niveau d’éducation inférieur au brevet, inférieur au baccalauréat et supérieur au baccalauréat.

9   Le niveau de vie d’un ménage est défini comme l’ensemble de ses revenus divisé par le nombre d’unités de consommation du ménage.

10   L’Espagne se démarque, puisque les ménages ayant un niveau de vie autour de la médiane (entre le 1er quartile et le 3e quartile) ne connaissent pas de différences significatives, toutes choses égales par ailleurs, dans leurs probabilités d’acquisition et que seuls les ménages aux revenus les plus bas (inférieurs au 1er quartile) ont une chance d’achat réduite de moitié par rapport au profil de référence en 2006.

11   Les donations financières reçues par des acquéreurs récents ont été particulièrement nombreuses au milieu des années 2000 (Le Bayon et al., 2013).

12   Les différentes réformes des retraites durant la décennie 2000 ne sont sans doute pas étrangères à cet attrait pour la propriété.


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