Fair Value Accounting and Model Price: An International Comparison of the Banks’ Trading Portfolios Structure and of their Risk/Return Ratio

Laurent Clerc * Direction d'études et d'analyse des risques, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).Contacts : laurent.clerc2@acpr.banque-france.fr ; Sylvain.PEYRON@acpr.banque-france.fr.
Didier Marteau Professeur d’économie, ESCP Europe. Contact : marteau@escpeurope.eu


At the onset of the financial crisis in 2007, “fair value” accounting came under fire for its pro-cyclical effects. Seven years on, fair value remains the sole method of accounting valuation of banks’ trading books. One concern, which is relevant to regulations aimed at preventing systemic risk, is based on the observation that accounting valuation of trading portfolios at “market price” is in fact minimal compared to “model price” valuation. In this paper, we assess the distribution of the valuation of trading portfolios, between “mark-to-market” and “mark-to-model”, at the international level. Then, we calculate a measure of return on equity (ROE) on trading activities by comparing the gross income to the amount of regulatory capital based on “value at risk” (VaR) and find that this ROE is not only abnormally high, but has also generally remained stable since the onset of the crisis. In addition, we establish that returns on banks’ trading activities are positively and significantly correlated to the share of assets subject to mark-to-model in the total portfolio, and particularly the share of “Level 3” assets.


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Footnotes

1   Le rôle de la fair value dans la crise reste matière à débat. Pour Isaac (2008), il s’agit de la cause principale de la crise du fait notamment de la contrainte imposée aux établissements financiers de valoriser leurs portefeuilles à des prix de marché excessivement dépréciés. Pour d’autres, comme Barth et Landsman (2010), elle aurait joué un rôle plutôt limité, mais s’est avérée insuffisante pour permettre aux investisseurs une évaluation correcte de la valeur des bilans bancaires et des risques qu’ils contenaient.

2   La littérature économique tend également à montrer que si ce mode de valorisation est pertinent dans le cadre de marchés parfaits et complets, il n’est pas suffisant sous des hypothèses réalistes de fonctionnement des marchés (Barth, 1994 ; Barth et Landsman, 1995 ; Enria et al., 2004 ; Hitza, 2007).

3   Voir IASB (2011).

4   Voir notamment Banque de France (2008) et en particulier Clerc (2008), ainsi que Bischof et Daske (2012) en ce qui concerne le rôle de la publication des stress tests dans la dynamique de la crise souveraine en Europe.

5   Au fond, derrière la question théorique, se pose la question « politique » de l’intégration du résultat latent dans le résultat comptable. Question plus discrètement posée lorsque les résultats de trading sont positifs et accroissent la rémunération variable des opérateurs, mais qui est une question centrale de régulation.

6   Voir notamment Martin et al. (2006).

7   Les données sont issues de Bloomberg.

8   Une mise en œuvre au niveau international serait bien évidemment préférable.

9   Depuis la mise en application de Bâle 2.5, le capital réglementaire associé aux activités de marché s’est renforcé. Le capital réglementaire est désormais la somme des exigences réglementaires liées à la VaR, à la VaR stressée et à l’IRC (mesure du risque de crédit sur le portefeuille de trading). Afin d'être homogènes sur la période, nos estimations de fonds propres ne reposent cependant que sur le seul calcul de la VaR et sont donc sous-estimées sur les deux dernières années.

10   Nous en concluons également, à l’instar de Nissim et Penman (2007), que la généralisation de la fair value n’est pas nécessairement de nature à améliorer la qualité de l’information financière publiée par les banques.


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