Financial Development in Sub-Saharan Africa: The Challenge for Sustained Growth

Enrique Gelbard FMI (Fonds monétaire international). Contact : egelbard@imf.org.
Anne-Marie Gulde FMI. Contact : aguldewolf@imf.org.
Rodolfo Maino FMI. Contact : rmaino@imf.org.


Deep and efficient financial sectors are important in supporting growth. Against this general finding of the literature we take stock of changes in financial development in Sub-Saharan Africa since the late 1990s by looking at different measures of the extent of progress. The analysis confirms that gains in macroeconomic stability and a commodity resource boom since the late 1990s have been accompanied by financial deepening and improved financial policies in the region. However, progress has varied across countries, with some achieving diversification of financial products and gaining access to international financial markets while others are lagging behind. Furthermore, in most countries the range of institutions and the level of financial inclusion remain narrow, limiting prospects for sustained and inclusive growth in the region. We conclude with policy implications related to these challenges.


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Footnotes

1   Barth et al. (2012) soulignent que la réglementation financière pourrait avoir une influence importante sur la prospérité économique en façonnant le fonctionnement du système financier, et donc avoir un impact sur les choix d’allocation du capital dans l’économie.

2   Cette corrélation souligne l’importance de la protection des droits des créanciers et de la mise en place de centrales de risques lorsque les centrales privées ne sont pas viables commercialement.

3   Les banques et autres institutions collectrices de dépôts dominent les secteurs financiers dans la plupart des pays d’AfSS, à quelques exceptions près, notamment des pays d’Afrique australe et des centres financiers offshore tels que Maurice et les Seychelles.

4   Andrianaivo et Kpodar (2011) montrent que la pénétration du téléphone portable est en train de dépasser le nombre de téléphones fixes – à la fin de 2011, la couverture des réseaux cellulaires mobiles avoisine les 55 % de la population en AfSS et plus de 80 % de la population des pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MOAN) entre 2002 et 2007. Les auteurs clarifient le rôle que peut jouer le développement des technologies de l’information et de la communication, en particulier la pénétration de la téléphonie mobile, pour faciliter l’inclusion financière et la croissance économique.

5   Pour 2013, les questions sur la libéralisation dans l’enquête tiennent aussi compte des autorisations de crédit à des institutions de microfinance.

6   Les PFR d’AfSS ont affiché des montants très variés de prêts improductifs pour 2004, par exemple 29,3 % pour le Kenya, 5,9 % pour le Mozambique, 21,6 % pour le Nigeria, 16,5 % pour la Sierra Leone et 12,6 % pour le Sénégal.

7   Durant la tourmente financière de 2008-2009, les indicateurs de solidité financière ne se sont que modérément détériorés malgré le ralentissement de l’activité économique mondiale. Les créances douteuses ont augmenté et la rentabilité a légèrement baissé. La plupart des entreprises financières d’AfSS ont pu résister aux tensions liées à la crise parce qu’elles avaient constitué des marges de manœuvre de capitaux et de liquidités et que, pour la plupart des pays, le niveau d’intégration avec les marchés financiers mondiaux était très limité. Les ratios de fonds propres se sont améliorés à mesure que le ralentissement du crédit a fait baisser la croissance des actifs pondérés des risques.

8   La BOA a pour actionnaire majoritaire le groupe marocain BMCE depuis 2010. La présence en AfSS se manifeste sous la marque « Bank of Africa », donc l’analyse est principalement axée sur la BOA car les autres opérations de BMCE en AfSS représentent des participations minoritaires.

9   Ces sept groupes bancaires sont actifs dans au moins dix pays d’AfSS. Une banque libyenne (Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce – BSIC) est présente dans douze pays d’AfSS, mais pour cause de manque de données récentes, elle n’entre pas dans l’analyse détaillée.

10   Malgré cette expansion rapide, les informations disponibles sur ces groupes ne sont que partielles.

11   Parmi les lacunes les plus urgentes à combler, on peut citer le manque de contrôle réglementaire formel et de supervision consolidée des sociétés bancaires holdings au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

12   Voir chapitre 3 des Perspectives économiques régionales de l’Afrique subsahrienne de mai 2013, élaborées par le FMI : « L’émission d’obligations souveraines internationales : défis et nouvelles perspectives pour l’AfSS ». En outre, Mecagni et al. (2014) examinent la montée en puissance des émissions d’obligations souveraines internationales par les pays pionniers d’Afrique et formulent des recommandations à l’intention des candidats à une première émission.

13   Les onze pays d’AfSS émetteurs d’obligations souveraines internationales sont variés : pays à fortes ressources et économies plus diversifiées et pays de différentes catégories de revenus et de différents niveaux d’endettement, tels qu’Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Namibie, Nigeria, République du Congo, Sénégal, Seychelles, Tanzanie et Zambie.

14   Plusieurs facteurs influent sur la décision des pays d’opter pour les marchés internationaux de capitaux plutôt que d’émettre des obligations nationales. Parfois, le marché intérieur n’est pas suffisamment développé, ni profond, avec une forte prime de liquidité, créant ainsi un obstacle au financement sur de longues échéances. En outre, ce n’est qu’avec le temps que l’accumulation des courbes de taux ainsi que les notations souveraines fournissent un point de référence pour les entreprises privées qui souhaitent émettre leurs propres obligations. En même temps, l’accès aux marchés internationaux de capitaux donne un effet de signal qui peut servir de catalyseur pour attirer le financement international à l’intention du secteur privé, notamment par le biais de l’IDE (investissement direct étranger). Le chapitre 1 des Perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne d’automne 2014 compare le coût des émissions obligataires souveraines en monnaie nationale et en devises étrangères.

15   Voir Gelbard et al. (2014). Les pays concernés étaient : Afrique du Sud, Botswana, Gambie, Guinée, Kenya, Libria, Maurice, Niger, Nigeria, Sénégal et Tanzanie. Il y a aussi des possibilités de développement en Zambie, Ouganda, Malawi, Ghana et Éthiopie qui, à l’exception de la Zambie, ont des populations musulmanes relativement importantes. La Zambie s’intéresse aux instruments financiers islamiques pour financer l’investissement dans le secteur minier. Le développement du secteur bancaire islamiste repose sur une évaluation minutieuse de la stabilité financière et des cadres juridiques, réglementaires et de contrôle approprié, pour s’adapter aux caractéristiques particulières de chaque pays, notamment la taille de l’économie et de son secteur financier traditionnel.

16   Nos travaux passés pour 1987 et 1997 incluaient aussi une sixième caractéristique liée à l’ouverture du secteur financier, mais faute de données sur cette caractéristique pour 2013, nous ne pouvons la répliquer ici.

17   Le secteur financier contribue à réduire les coûts d’information et de transaction. Et en allégeant les frictions sur le marché, il encourage l’innovation financière et la transformation de l’épargne en investissement. En outre, les contrats de titrisation et d’assurance contribuent à atténuer les vulnérabilités et à faire baisser le besoin de capital pour se protéger d’éventuelles pertes, augmentant ainsi le rendement des investissements et contribuant à une utilisation plus efficace du capital.

18   Les données relatives à l’indice de développement humain et à la croissance démographique proviennent des bases de données des Perspectives de l’économie mondiale, des Statistiques financières internationales et du Rapport sur le développement dans le monde des Nations unies.

19   La méthode robuste des moindres carrés ordinaires (OLS robust) indique que le test d’hétéroscédasticité de White a été réalisé dans toutes les régressions.

20   Le capital humain affiche un signe inattendu.

21   FMI (2012) met en relief les aspects des systèmes financiers qui doivent être pris en compte dans la formulation des avis de politique macroéconomique.

22   Tels que le recours constant à de forts coefficients de réserves obligatoires.

23   i. Pour les variables où un chiffre plus élevé est associé à une caractéristique moins souhaitable du secteur financier (part de prêts improductifs, par exemple), la formule (1) devient :

24   ii. Les limites à la construction de ces indices sont bien comprises : (1) le choix des caractéristiques incluses est subjectif et fonction de la disponibilité des données, (2) la nature des questions posées dans l’enquête est telle que la réponse pourrait être influencée par la façon dont le répondant évalue subjectivement la situation, et (3) toutes les caractéristiques sont considérées comme étant d’une importance égale lors du calcul des indices, hypothèse qui peut ne pas correspondre à la réalité.


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