The Cost of Financing in Africa: Policies to Reduce Cost and Enhance Financial Inclusion

Paola Granata Unité finance et marchés financiers, Groupe de la Banque mondiale de la région Afrique.
Katie Kibuuka Unité finance et marchés financiers, Groupe de la Banque mondiale de la région Afrique.
Yira Mascaró Unité finance et marchés financiers, Groupe de la Banque mondiale de la région Afrique. Contact : ymascaro@worldbank.org.


This paper analyzes the cost of financing in Africa and identifies policies to reduce this cost and enhance financial inclusion in the region. After a brief overview of financial inclusion in Africa, it describes the trends of interest rate spreads in the region and analyzes its components. To tackle the underlying causes of these high interest spreads and improve financial inclusion, we presents a wide set of policy reforms. Policy makers should prioritize the reforms that can have the biggest impact based on country circumstances. Nevertheless, enhancing financial inclusion requires a broader set of reforms as cost is not the only obstacle limiting financial inclusion in Africa and other financial products are also relevant to reduce poverty and increase shared prosperity.


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Footnotes

Les auteurs tiennent à remercier Irina Astrakhan et Gaiv Tata pour leurs nombreux conseils, ainsi que Juan Costain, Gunhild Berg, Axel Gastambide, Julián Casal et Michael Fuchs pour leurs commentaires et suggestions, et Bujana Perolli, Alejandro de la Campa, José Garrido, Alice Zanza, Massimo Cirassino, Mahesh Uttamchandani, Uzma Khalil et Carlos Vicente (tous de la Banque mondiale) pour leur précieuse contribution.

1   Une utilisation réduite des services financiers ne signifie pas forcément qu’il y a un accès insuffisant. Une inclusion financière réduite peut provenir d’une insuffisance de la demande (les services financiers sont disponibles, mais les particuliers/entreprises ne les utilisent pas). Un accès réduit aux services financiers fait référence à l’existence de barrières – tels que des coûts élevés – qui sont un frein à l’utilisation de ces services financiers.

2   WBES (World Business Environment Survey) couvrent plus de 130 000 entreprises dans 135 pays. L’échantillon inclut des entreprises formelles de différentes tailles, activités, secteurs et régions géographiques. Les institutions financières comprennent les banques, les IFNB et autres.

3   Cf. Beck et Fuchs (2004) et Beck et al. (2010) pour la méthode de décomposition. Étant donné le manque de données financières disponibles, la décomposition dans cette étude utilise les données commerciales bancaires de Bankscope. Il faut noter que le secteur bancaire domine la plupart des systèmes financiers en Afrique.

4   Cf. Beck et Hesse (2009), Ahokpossi (2013) et Boutin-Dufresne et al. (2013).

5   Les pays sélectionnés sont ceux qui avaient les données requises dans les états financiers pour le même nombre de banques entre 2010 et 2013. Les données pour le Rwanda datent de 2012.

6   De plus, les bénéfices provenant des activités de prêt ne sont pas directement étudiés selon la méthodologie de Beck et Fuchs (2004) et Beck et al. (2010).

7   La concentration du marché ne se traduit pas nécessairement par des secteurs bancaires non compétitifs si la menace de nouveaux venus sur le marché est crédible et solide.

8   La moyenne en Afrique est plus élevée, même s’il y a des pays comme le Mozambique qui ont des marchés de titres d’État naissants, avec peu d’investissement disponible jusqu’à récemment où des enchères plus régulières ont été mises en place.

9   De la même manière qu’une catégorisation alternative aurait pu être choisie, plusieurs recommandations de politiques auraient pu être placées dans plus d’une catégorie. Ainsi, le renforcement du cadre pour les garanties est lié à un risque crédit faible, à des coûts d’exploitation moins élevés et à un accès au financement accru (domaine I, III et VII). Certaines de ces corrélations sont abordées ci-après, mais un examen plus complet de cette question va au-delà de l’étendue de cet article.

10   Un certain nombre d’études montre que la qualité des lois sur les droits des créanciers et leur application affecte à la fois la disponibilité et le coût du crédit aux ménages (Banque mondiale, 2014). Des études en Europe ont montré que la réforme du régime d’insolvabilité peut aboutir à la diminution des taux d’intérêt sur le crédit. En effet, les banques déterminent leurs taux en fonction de leurs droits en cas de défaut. En outre, elles compensent leurs provisions pour créances douteuses prévues par les lois sur la faillite en demandant plus de garanties. Pour plus de détails, se référer aux travaux de Rodano et al. (2012) ainsi que ceux de Davydenko et Franks (2006).

11   L’insécurité est un obstacle à la croissance des entreprises en Afrique. Le coût moyen du crime en pourcentage des ventes est plus élevé au Kenya et en Afrique du Sud (près de 3 % des ventes) que dans les autres pays de l’échantillon. Ces coûts incluent ceux supportés pour sécuriser les locaux et les marchandises en transit, assurer la propriété contre le vol et ceux qui découlent d’un vol (Banque mondiale, 2010).

12   Pour plus de détails, voir Claessens et al. (2001) et Barajas et al. (2000).

13   Pour plus de détails, voir Micco et al. (2004), La Porta et al. (1999), Barth et al. (2001) et Barth et al. (2004).

14   Au milieu de 2009, il existait des taxes sur les transactions dans au moins huit pays (Argentine, Bolivie, Colombie, République dominicaine, Mexique, Pérou, Pakistan et Sri Lanka). Pour plus de détails sur les effets de ces taxes sur l’intermédiation financière et l’économie réelle, se reporter aux travaux de Matheson (2009) et Coelho (2009).

15   Voir Krishnamurti et Lee (2014) pour un guide sur la mise en œuvre d’un cadre macroprudentiel dans les économies en développement.

16   Au Mozambique, par exemple, les investisseurs institutionnels principaux et les pourvoyeurs de liquidités sur le marché sont les fonds de sécurité sociale qui bénéficient, en échange, de rendements importants sur les dépôts en banque, car ils aident les banques à assurer l’accès aux liquidités.

17   Le développement d’un modèle économique bancaire qui convient aux PME, par exemple, implique des coûts comme le recrutement d’un personnel dédié ou la gestion adéquate du risque. Cela permet également aux banques d’offrir, d’une manière rentable et durable, une large variété de produits financiers aux PME exclues ou défavorisées. Les taux d’intérêt appliqués aux PME sont plus élevés que ceux pratiqués pour les grandes entreprises afin de compenser les coûts d’exploitation élevés et les risques (y compris les créances douteuses).

18   Beck et Hesse (2009), par exemple, ont démontré que les banques en Ouganda, qui recherchent le bas de gamme, ont des coûts plus élevés, mais des marges plus élevées.

19   Des études ont montré que l’accès des personnes à des comptes d’épargne ou même à des technologies de simple épargne informelle augmente l’épargne, l’autonomie des femmes, l’investissement productif, la consommation et l’investissement dans la santé préventive, la productivité et les revenus (Banque mondiale, 2014). Alors que certains effets positifs des politiques d’inclusion financière peuvent prendre plus de temps à se matérialiser, d’autres le sont à court terme. C’est l’accès à l’épargne et le transfert d’argent qui augmentent la résilience des ménages face aux chocs (comme une mauvaise récolte ou la maladie d’un membre du foyer) et la consommation.


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