Financial Way to a Climate Agreement in 2015?

Christian de Perthuis Chaire Économie du Climat, université Paris-Dauphine, Responsable de la veille stratégique du groupe Caisse des dépôts
Pierre-André Jouvet EconomiX, université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Chaire Économie du Climat, université Paris-Dauphine. Contact : pierre-andre.jouvet@chaireeconomieduclimat.org


The Paris climate summer represents the last chance to lay the foundations for a universal agreement. An ambitious climate agreement is based on: (1) a commitment by governments, (2) an independent monitoring, reporting and verification (MRV) system and (3) the introduction of international carbon pricing. In this paper we propose a method combining taxation and allowances markets. First, the introduction of an international carbon bonus-malus system, with a tax of around $7 per tonne of CO2, calculated for each country on the basis of the difference between its average emissions per capita and the world average. This pricing system would have the dual objective of encouraging countries with low emissions per capita to join the common MRV system and of facilitating compliance with the pledge to make an annual transfer of $100 billion to the least developed countries. Second, the creation of a transcontinental carbon market, based on the emissions trading systems being developed in Europe, China and the United States. Interconnecting these markets requires setting up a common system of governance to ensure that major emitters fully commit themselves to trajectories consistent with the objective of limiting global warming to 2°C.


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Footnotes

1   Les chlorofluorocarbures (CFC) sont une sous-classe de gaz fluorés principalement utilisés jusqu'à leur interdiction dans l'industrie du froid, de la climatisation et des atomiseurs.

2   La résolution Byrd-Hagel portée par deux sénateurs (un républicain et un démocrate) a été adoptée par 95 voix pour et 0 voix contre le 25 juillet 1997, quelques mois avant la conférence climatique où fut signé le protocole de Kyoto. Cette résolution vise en réalité à bloquer l'adhésion des États-Unis à tout accord climatique, tant les conditions avancées par les sénateurs pour une ratification sont contraignantes (105th Congress, 1997).

3   Les chiffrages concernant les six gaz à effet de serre couverts par les accords climatiques ne laissent aucun doute : leur rythme moyen d'accroissement annuel passe de 1,3 % entre 1970 et 2000 à 2,2 % entre 2000 et 2010 (IPCC, 2014). Les statistiques sur les émissions de CO2 d'origine énergétique compilées par l'Agence internationale de l'énergie ou le Oak Ridge National Laboratory de l'US Department of Energy aboutissent aux mêmes constats (Boden et Andres, 2014).

4   La vision de stratégies substituables implique que chaque acteur pense qu'il peut bénéficier des stratégies des autres sans faire d'effort, une vision complémentaire implique au contraire que chaque acteur pense que sa stratégie sera dotant plus efficace qu'elle va dans le même sens que celle des autres. Ce sont ces visions qui sont à la base du comportement du « passager clandestin ».

5   Le GIEC a été créé en 1987, sous l'égide de deux agences des Nations unies : l'Organisation mondiale de la météorologie et le Programme des Nations unies pour l'environnement. Il ne s'agit pas d'un centre de recherche supplémentaire, mais d'un réseau qui met en relation les scientifiques du monde entier. Le premier rapport d'évaluation paru en 1990 joua un rôle décisif dans la signature de la Convention de 1992 sur les changements climatiques. Les conclusions finales du cinquième rapport du GIEC ont été rendues publiques en octobre 2014, afin de servir de support à COP21 (la 21e Conférence des parties de la Convention) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. À côté de sa fonction d'évaluation, le GIEC joue un rôle important dans l'établissement des normes de calcul et de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre.

6   La troisième édition du Global Climate Change Impacts in the United States a été rendue publique en mai 2014. Le rapport placé sous l'autorité du National Science and Technology Council a été supervisé par plus de 300 scientifiques américains dont beaucoup participent également aux travaux du GIEC. Il est destiné au Congrès et au président des États-Unis, avec de nombreuses illustrations et des résumés adaptés pour favoriser la compréhension des décideurs et des élus qui ne sont pas climatologues.

7   Créée en 1956 par le britannique Samuel Shenton, la Flat Earth Society compta dans les années 1960 plusieurs milliers d'adhérents et d'après ses promoteurs qui continuent d'entretenir un site internet, elle en compterait encore quelques centaines en 2014.

8   Nous considérons ici l'Union européenne comme un pays unique, puisque c'est l'Europe qui négocie d'une seule voix aux Nations unies.


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