Objectifying the Debate on Financing the Energy Transition: What Lessons from the French Case?

Ian Cochran CDC Climat Recherche. Contact : ian.cochran@cdcclimat.com
Benoît Leguet CDC Climat Recherche.
Romain Morel CDC Climat Recherche.


This article looks at issues related to financing the fight against climate change and the broader energy transition. There is a heated and exciting debate both nationally and globally on these issues today. However, discussions often rely on methodological approaches and data which are sometimes insufficient or poorly understood. With this in mind, this article presents the results of a recent study identifying financial flows dedicated to the fight against climate change in France. It then addresses the limitations of such an exercise, including the difficulty of looking at the more general redirection of flows towards investments coherent with a future low-carbon economy that is also resilient to extreme climate events. For this, the article proposes a paradigm shift towards thinking in terms of consistency and inconsistency related to a “transition” rather than focusing on investments “dedicated” to the fight against climate change. The use of reliable and shared future low-carbon climate resilient scenarios seems promising – and necessary.


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Footnotes

1   Le terme « infrastructure » doit être interprété ici au sens large et comprend l'ensemble des investissements tangibles.

2   L'étude est disponible sur le site de CDC Climat : www.cdcclimat.com/Panorama-des-financements.html.

3   Ce montant correspond à la moyenne entre des totaux de 20 Md€ et 24,4 Md€ selon le périmètre retenu pour le secteur des transports. Il ne comprend pas les 900 M€ investis dans de nouvelles capacités de production d'électricité nucléaire en France en 2011. Une autre interprétation de l'étude est donc de dire qu'entre 20 Md€ et 25 Md€ ont été consacrés aux investissements climatiques en France cette année-là.

4   Voir le rapport final disponible sur le site de CDC Climat pour plus d'informations sur la définition des secteurs, les méthodologies de calculs, les données utilisées et les limitations de résultats : www.cdcclimat.com/Panorama-des-financements.html.

5   Le principal dispositif de soutien aux énergies renouvelables – le tarif de rachat – ne fait pas partie de ce montant puisqu'il ne s'agit pas d'une subvention à l'investissement, mais plutôt d'une incitation dont le flux financier s'étend tout au long de la durée du contrat. Ce choix méthodologique était présent dans l'étude sur l'Allemagne.

6   En moyenne, les dépenses publiques en investissement tournent autour de 4 % du PIB pour une dépense totale d'investissement de l'ordre de 22 % du PIB en 2011 (Insee, 2015).

7   En excluant le secteur des transports dont les financements sont principalement gérés par des organismes publics, ce pourcentage augmente à plus de 75 %.

8   Des comptes d'épargne réglementés et défiscalisés fortement utilisés par les ménages français : 17 Md€ ont été collectés par ces deux livrets en 2011.

9   Une minorité des données y sont extraites de déclarations (30 %) tandis que la majorité est issue de calculs de BNEF.

10   Ce résultat est obtenu alors que les fonds avancés pour les projets climatiques, puis restitués sous la forme de crédits d'impôt, ne sont pas comptabilisés car ils sont considérés comme publics. Le crédit d'impôt développement durable (CIDD) représente environ 1 Md€ en 2011 pour la rénovation des logements des ménages.

11   Dans la comptabilisation des émissions de GES d'un projet, d'une entité ou d'un territoire, il est couramment utilisé trois principaux scopes d'émission : le scope 1 inclut les émissions directes issues de l'ensemble étudié ; le scope 2 inclut les émissions indirectes produites dans des lieux différents et liées à l'électricité, à la vapeur, à la chaleur et au refroidissement utilisés par l'ensemble étudié ; le scope 3 correspond aux émissions élargies, comme les émissions nécessaires à la production de biens et de services consommés par l'ensemble ou ses composantes, les émissions en aval des produits de l'ensemble, etc. Ici, le scope 3 d'un gazoduc inclut les émissions liées à la production et à la consommation du gaz transporté.


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