Why Do We Need a Sustainable and Responsible Financial System?

Esther Jeffers * CRIISEA (Centre de recherche sur les institutions, l'industrie et les systèmes économiques d'Amiens), Université de Picardie Jules Verne. Contact : esther.jeffers@u-picardie.fr.


Is the present conception of finance inevitable? Is there a more sustainable alternative? And if so, what does it look like?

In the first part, this article discusses why, when deregulated, finance suffers from pronounced recurring financial cycles, favoured by a strong procyclicality of risk perception with a highly negative impact on the real economy. Understanding how this led to a major crisis is one of the preconditions for conceiving what a sustainable and responsible financial system would look like. In the second part, we point to the necessary reforms of the financial and banking system to lead us out of the crisis and allow for investments with a long-term perspective, particularly important for the coming ecological transition. Finally, this article argues in favour of a model of finance capable of better taking into consideration environmental, social and governance risks in the investment decisions being made – long-term investments, capable of generating new dynamics in different sectors of the economy, whether industry, agriculture or services.


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Footnotes

1   Voir l'annexe IV du « Projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires » sur le site internet du Sénat : www.senat.fr/rap/a12-427/a12-42710.html/_.

2   « Il semblerait que les banques françaises, qui ont encore des problèmes de liquidité, soient allées lourdement au guichet de la BCE, juste derrière les espagnoles et les italiennes », explique Christophe Nijdam, analyste chez AlphaValue (de la Brosse, 2012).

3   Les expositions des banques françaises aux dettes souveraines du Portugal, de l'Irlande, de l'Italie, de la Grèce et de l'Espagne, pour un total de 41,6 Md€, se répartissaient ainsi en 2011 : 16 Md€ pour BNP Paribas (octobre), 4,127 Md€ pour BPCE (septembre), 7,285 Md€ pour le Crédit agricole (octobre), 3,42 Md€ pour la Société générale (octobre), 5,4 Md€ pour Crédit mutuel CIC (juin) et 5,4 Md€ pour La Banque postale (juin).

4   Rapport n° 2208 à l'Assemblée nationale Défaillances de la régulation bancaire et financière, présenté par Sébastien Huyghe, député, www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2208.asp.

5   Rapport trimestriel de la BRI, décembre 2014.

6   Avis présenté au nom de la Commission des affaires économiques sur le projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de séparation et de régulation des activités bancaires, par Yannick Vaugrenard, sénateur, www.senat.fr/rap/a12-427/a12-4271.pdf.


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