Finance Serving Society?

Jean Boissinot * Banque de France ; fellow, Institut Louis Bachelier. Contact : jean.boissinot@banque-france.fr.


Relying on recent articles and books, this paper aims to highlight how finance could serve society and which bases could allow financial activities to actually benefit society. In the aftermath of the crisis public authorities have been reshaping the regulatory framework to prevent finance abuses and their dangerous consequences. However, if a sound framework is necessary, ethics appears unavoidable from its place in finance curriculums to its effective implementation in financial corporations.


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Footnotes

1   Voir Goetzmann et Rouwenhorst (2005) pour quelques exemples des traces préhistoriques d'activités financières.

2   Cet article reprend le discours du président de l'American Finance Association pour 2015.

3   Chicago Booth-Kellogg School Financial Trust Index Survey, décembre 2014. Cette enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif d'environ 1 000 ménages américains.

4   EY Global Consumer Banking Survey 2014  ; voir aussi le sondage Ipsos-Mori pour GMC Software Technology en 2013 qui suggère que seuls 8 % des Français ont une confiance significative dans leur banque.

5   Cette préoccupation d'enseignant rejoint l'intention initiale de Shiller (2012) : l'ouvrage reprend un cours dont le propos (la finance peut être mise au service de la société) répond au constat que ces bénéfices potentiels restent suspendus à la compréhension de ces enjeux par les futurs professionnels.

6   De ce point de vue, les conséquences à long terme sur la pratique de la finance de la disparition des partnerships traditionnels et la prise de pouvoir interne et culturel de l'activité de trading sur les activités de banking à partir des années 1970 et 1980 à Wall Street et dans la City ont probablement été sous- estimées sur le moment (voir, par exemple, Augar, 2000, ou Ellis, 2008).

7   Voir, par exemple, l’intégrité unanimement reconnue de Sidney Weinberg qui a redressé Goldman Sachs dans les années 1930 et l’a dirigé jusqu’à la fin des années 1960, ou encore la manière d’appréhender les activités bancaires de Jack Pierpont Morgan Jr. (devant la Commission Pecora, mai 1933) : « If I may be permitted to speak of the firm of which I have the honour to be the senior partner, I should state that at all times, the idea of doing only first-class business, and that in a firstclass way, has been before our minds. We have never been satisfied with simply keeping within the law, but have constantly sought so to act that we might fully observe the professional code, and so maintain the credit and reputation which has been handed down to us from our predecessors in the firm. »


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