The Dollar Straining from the Financial Crisis

Matthieu Buissière Directeur adjoint, Direction des études et des relations internationales et européennes (DERIE), Banque de France ; École d’économie de Paris. Contact : matthieu.bussiere@banque-france.fr
Magali Gilliot Banque de France. Contact : magali.gilliot@banque-france.fr.
Vincent Grossmann-Wirth Chef du pôle conjoncture et prévisions internationales, Service d’études macroéconomiques et de synthèses internationales (SEMSI), Direction des études et des relations internationales et européennes (DERIE), Banque de France. Contact : vincent.grossmann-wirth@banque-france.fr.


The widening US current account deficit in the 2000’s and the fact that the financial crisis started in the United-States suggested a further depreciation of the US currency. Seven years after the collapse of Lehman Brothers, the dollar has however reached a ten-year high in effective terms. While the most recent bout of appreciation is related to different positions in the business cycle, the overall strength of the dollar since the beginning of the financial crisis is also due to the safe haven status of the US currency. The dollar has indeed remained predominant in the international monetary system, as shown by the share of the dollar in foreign reserve holdings, international payments or debt issuance, in advanced countries as well as in emerging economies.


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Footnotes

1   Le lien entre rendements sur les actifs et taux de change passe par les flux bruts de capitaux, dont les logiques d’arbitrage peuvent être accrues par des opérations de carry trade, consistant à s’endetter en une devise à faible rendement pour investir dans une devise à rendement plus élevé (voir, par exemple, BRI, 2007 ; Harvey, 2009 ; CNUCED, 2012).

2   La BCE a, de son côté, entamé un cycle de baisse des taux en octobre 2008, baissant son taux de 4,25 % à 1 % au milieu de 2009 (avant de nouvelles baisses de taux à partir de 2012). Le calendrier de la Banque d’Angleterre a été intermédiaire, avec une baisse du bank rate de 5,75 % à 2 % entre décembre 2007 et la fin de 2008 (puis à 0,5 % à partir de mars 2009), alors que la Banque du Japon a maintenu sa politique monétaire conventionnelle très accommodante.

3   Dans le contexte, en septembre 2008, de la mise sous tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac, puis surtout de la faillite de Lehman Brothers.

4   Entre le milieu de 2014 et juin 2015, le dollar s’est apprécié de près de 20 % face à l’euro et de 12 % en termes de taux de change effectif nominal.

5   Voir Eichengreen (2011) ou Gourinchas et Rey (2007) pour une analyse récente, l’expression elle-même étant ancienne et généralement attribuée à Valéry Giscard d’Estaing.

6   Voir, par exemple, Chitu et al. (2014).


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