Global Imbalances and Global Crisis: Which Risk Sharing with Insurers of Last Resort?

Catherine Lubochinsky Université Paris 2 Panthéon-Assas. Contact : catherine.lubochinsky@u-paris2.fr
Christophe Boucher EconomiX, université Paris Ouest Nanterre La Défense et CNRS. Contact : cboucher@u-paris10.fr.


Global financial integration should, in theory, provide better portfolio diversification, international risk sharing and thus more efficient allocation of capital across the world. This financial integration has, in reality, facilitated the accumulation of global imbalances which, since the global crisis of 2007-2008, have contracted in terms of flows but have increased in terms of stock. These net external wealth imbalances reveal an asymmetric financial system and a new form of risk sharing where some countries act as insurer of last resort.


Download PDF Format


Footnotes

1   Selon les données du FMI (Global Financial Stability Report).

2   Selon les modèles qui sont à la base de la théorie de la croissance néoclassique, les flux de capitaux devraient aller des économies à fort capital et à faible productivité vers les économies à faible capital et à forte productivité jusqu’à l’égalisation du rendement marginal du capital. Cela permet une croissance plus importante dans les économies bénéficiaires de capitaux jusqu’à une convergence totale.

3   Les pays émergents ont connu à plusieurs reprises des crises de change, des crises bancaires et financières dont les conséquences en termes de perte de croissance ont parfois été supérieures aux gains cumulés de croissance dus à la libéralisation et à l’intégration financières. Le consensus de Washington ne fait plus consensus ; les bienfaits de l’ouverture des comptes de capital et la libéralisation des marchés financiers sont à relativiser ainsi que le FMI le reconnaît.

4   La position extérieure nette (PEN) d’une économie est la différence entre l’ensemble des créances étrangères détenues par les résidents et l’ensemble des dettes des résidents envers l’étranger. Une économie dont la PEN est négative se trouve donc dans une situation d’endettement net vis-à-vis du reste du monde.

5   Selon le BIS Triennal Central Bank Survey (avril 2013).

6   Notons que certains pays avancés exportateurs de matières premières, au contraire, comme l’Australie et le Canada, ont vu leurs déficits s’aggraver. Certains pays émergents, comme le Brésil, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et la Turquie, ont vu leurs excédents se muer en déficits.

7   La position extérieure nette de la Chine en pourcentage de son PIB évolue assez peu entre 2006 et 2013 (de 17,0 % à 17,8 %). En revanche, en pourcentage du PIB mondial, elle passe de 0,94 % à 2,26 %.

8   Le taux de change effectif est le taux de change d’une zone monétaire, mesuré comme une somme pondérée des taux de change avec les différents partenaires commerciaux. Plusieurs taux de change effectifs sont ainsi publiés selon le nombre de partenaires commerciaux considérés (ici les sept et vingt-sept principaux).


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+