Innovation, Competition and Regulation in the Market for Online Banking Services

Marianne Verdier * CRED (Centre de recherches en économie et droit), Université Paris 2 Panthéon-Assas ; CERNA (Centre d'économie industrielle), École des Mines de Paris. Contact : Marianne.Verdier@u-paris2.fr.L'auteur remercie Jean-Michel Pailhon pour ses commentaires et suggestions.


The development of online banking services impacts competition in retail banking markets. Several non-banks (mobile network operators, merchants, start-ups, platforms) have started to offer payment services, to act as intermediaries between lenders and borrowers or to collect financial data about consumers. Regulatory authorities have therefore adapted the existing legal framework to encourage entry, while protecting consumers from the various risks that could emerge in the market. This article surveys the links between innovation, competition and regulation in the market for online banking services.


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Footnotes

1   Freedman (2000) définit la banque en ligne comme la fourniture de services d’accès au compte (via des automates ou des ordinateurs) et des moyens de paiement prépayés. Nous ajoutons à cette définition la mise en relation des prêteurs et des emprunteurs. Pour une définition plus précise des services bancaires proposés en ligne, cf. tableau 1.

2   Pour une revue des entrants non bancaires dans le secteur des paiements aux États-Unis, voir Bradford et al. (2003).

3   La société eBay s’est scindée de PayPal en 2014.

4   Frame et White (2009) définissent une innovation financière comme un service ou un produit qui réduit les coûts, les risques ou qui améliore la satisfaction de la demande des participants au système financier.

5   Pour un point plus détaillé sur les services de paiement, le lecteur pourra se référer à la contribution de Olivier Guersent proposée dans ce numéro.

6   PayPal fait partie des exceptions.

7   Apple a développé Apple Pay, un service de paiement sans contact au point de vente sur iPhone 6 qui est très diffusé aux États-Unis. Il est compatible avec la majorité des cartes de crédit dans ce pays.

8   Amazon et PayPal ont commencé à proposer aussi des services de prêt aux petites entreprises.

9   Voir Carletti (2008) au sujet du dilemme entre concurrence et stabilité.

10   L’Australie a révisé le Banking Act en 2014 pour créer un statut spécifique pour les institutions autorisées à tenir des comptes de dépôt (authorized deposit-taking institutions). Aux États-Unis, une révision de la FinCEN en 2001 a rendu possible la création des money service businesses.

11   Voir le document publié en mars 2013 par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni.

12   Les banques font des économies d’envergure en proposant à la fois des dépôts et des prêts lorsque le coût marginal d’un prêt décroît avec le volume des dépôts collectés.

13   Voir l’article sur le site pymts.com « How Many Consumers in Apple Pay’s Bushel Basket? ».

14   Les solutions bank in a box sont particulièrement développées dans les pays nordiques (voir le cas de la banque Skandiabanken en Suède, une banque en ligne pure player qui dispose seulement d’une agence à Stockholm).

15   Les marchands ne payent pas de frais additionnels à leur banque pour utiliser Apple Pay. Apple reçoit une remise de 0,2 % de la valeur de la transaction par rapport aux commissions habituellement payées aux émetteurs de carte. En effet, ce chiffre a été calculé en tentant compte du fait que cette solution réduit la fraude au point de vente.

16   Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, a déclaré que l’entrée d’Apple sur le marché des transactions de paiement avec Apple Pay était une situation « gagnant-gagnant » pour les banques et pour Apple.

17   Voir Bourreau et Verdier (2010) pour des exemples concernant le paiement par mobile.

18   Voir IP/11/1 076.


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