Euro Area Shadow Banking Activities in a Low-Interest-Rate Environment: A Flow-of-Funds Perspective

Hans-Helmut Kotz SAFE Policy Center, université Goethe, Francfort (Allemagne) ; Center for European Studies, université Harvard de Cambridge (États-Unis). Contact : kotz@fas.harvard.edu.
Günter W. Beck SAFE Policy Center, université Goethe de Francfort ; université de Siegen. Contact : beck@safe.uni-frankfurt.de


Very low policy rates as well as the substantial redesign of rules and supervisory institutions have changed background conditions for the Euro Area’s financial intermediary sector substantially. Both policy initiatives have been targeted at improving societal welfare. And their potential side effects have been discussed intensively, in academic as well as policy circles. Very low policy rates and correspondingly low market rates are likely to whet investors’ risk taking incentives. Concurrently, the tightened regulatory framework, in particular for banks, increases the comparative attractiveness of the less regulated, so-called shadow banking sector. Employing flow-of-funds data for the Euro Area’s non-bank banking sector we take stock of recent developments in this part of the financial sector. In addition, we examine to which extent low interest rates have had an impact on investment behavior. Our results reveal a declining role of banks and, simultaneously, an increase in non-bank banking. Overall intermediation activity, hence, has remained roughly at the same level. Moreover, our findings also suggest that non-bank banks have tended to take positions in riskier assets, particularly in equities. In line with this observation, balance-sheet based risk measures indicate a rise in sector-specific risks in the non-bank banking sector when narrowly defined.


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Footnotes

1   La Commission européenne publie un large aperçu de toutes les réglementations en vigueur et des projets en cours sur le site : http://ec.europa.eu/finance/general-policy/policy/map_reform_en.htm.

2   En principe, la réglementation porte sur les institutions, non sur les activités. Des questions d’intérêt public – d’importantes externalités exigeant des actions collectives pour y remédier – sont cependant impliquées par la mise en œuvre inadéquate de ces activités. C’est la raison pour laquelle il semble préférable d’établir une réglementation fonctionnelle, indépendamment des institutions qui assurent une fonction précise. Dans le même ordre d’idées, il faut retenir le concept de banques non-banques, qui existent sous plusieurs formes et qui exercent des activités similaires à celles des banques : ce sont des banques sous un autre nom.

3   En septembre 2013, la Commission européenne a publié un panorama de mesures qui soit ont été déjà prises, soit sont à l’étude et qui concernent la réglementation et la surveillance des shadow banks européennes (voir Commisson européenne, 2013, pour plus détails). Cette publication entre dans le cadre d’un effort des régulateurs pour instaurer un cadre complet pour ce secteur également.

4   Voir Adrian (2014) pour un exposé plus détaillé de ces questions. Parmi les autres excellents travaux académiques, notons, entre autres, les études de Adrian et Shin (2009b), Bakk-Simon et al. (2012), Claessens et al. (2012), Gorton et Metrick (2012), Gennaioli et al. (2013), Claessens et Ratnovski (2014) et FMI (2014).

5   Ces runs ne risquent pas seulement de se produire en cas de déséquilibre créé par une mauvaise coordination. Ils peuvent aussi bien se produire lorsque des positions de marché intenables sont révélées soudainement (Gennaioli et al., 2012).

6   C’est ce que Herring (1999) appelle la « myopie face au désastre ».

7   Une faible volatilité se traduit dans les modèles de value-at-risk, généralement utilisés par les intermédiaires financiers, par un éloignement du risque de défaut.

8   Voir Altunbas et al. (2014) pour plus de détails.

9   Voir, entre autres, Ioannidou et al. (2009), Altunbas et al. (2014) et Jimenéz et al. (2014).

10   En fait, le débat sur la politique de Alan Greenspan, à savoir profiter des bons moments (NDT : « let the good times roll ») et n’intervenir qu’en cas de problèmes (c’est-à-dire « faire le ménage »), était un peu annonciateur de ces questions.

11   Les ventes et les rachats (fermes) sont essentiellement d’importants dépôts garantis par des collatéraux. Ces repos ont donc le statut de monnaie, bien qu’ils aient été créés par des banques non-banques. Étant donné qu’à la différence des swaps, par exemple, la propriété – le droit de cession – est transférée, ils peuvent être réhypothéqués, ce qui constitue une forme de multiplicateur monétaire (Gorton et Metrick, 2012).

12   Le taux du prêt est fixe, mais le taux du financement est variable. C’est pourquoi un financement par l’emprunt (funding short) génère un différentiel de taux d’intérêt et expose à un risque de refinancement.

13   Acharya et Naqvi (2015) construisent un modèle de l’intermédiation financière dans lequel des problèmes d’agence aboutissent à un comportement de « recherche du rendement » de la part des gérants d’actifs. Dans ce modèle également, une baisse du taux directeur a augmenté la prise de risque.

14   Et même s’il n’y avait pas d’ambiguïté, une politique de bas taux d’intérêt pourrait évidemment être justifiée, nonobstant.

15   Pour une explication détaillée, voir notamment de Rougemont et Winkler (2014) que nous utilisons beaucoup. Voir aussi BCE (2012).

16   Voir aussi BCE et Eurostat (2007) et BCE (2012) pour des informations plus approfondies sur ces données.

17   Bien entendu, nous avons conscience des insuffisances du recours aux flux de capitaux dans notre analyse. Une question évidente est que les données agrégées masquent d’importantes vulnérabilités potentielles au niveau du sous-secteur en raison de l’hétérogénéité des entités composant les agrégats (pensez, par exemple, aux risques des quantiles supérieurs). Un autre défaut est l’absence d’information sur les prix des actifs qui est cruciale pour notre analyse du risque.

18   En Europe, il n’y avait aucune garantie publique. Aux États-Unis, la Fed (Federal Reserve) est rapidement intervenue en septembre 2008.

19   Les fonds de placement monétaire sont des substituts fonctionnels des dépôts bancaires, légèrement mieux rémunérés, mais sans aucune garantie de la valeur nominale. Ils peuvent tomber en dessous de celle-ci (breaking the buck).

20   Dans une certaine mesure, il est vrai que les banques centrales ont cherché à encourager un comportement moins hostile au risque pour encourager les investissements.

21   Les mesures fournies sont similaires à celles de FMI (2014). Cependant, ce dernier s’intéresse particulièrement à deux périodes choisies, alors que les nôtres portent sur une période plus longue.


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