Exchange Rate Regimes in Latin America: The Growing Attraction for Floating Rate Regimes - An Outlook

Jean-Louis Martin Économiste au service des études économiques, Crédit Agricole SA. Contact : jean-louis.martin@credit-agricole-sa.fr.


Most Latin American countries now have floating exchange rates. However, central banks still have the possibility to intervene in the forex market, either directly or through regulations that influence this market. Floating rates have not always been the standard for forex policies. On the contrary, until the early 90s, exchange rates were among the main “anchors” to fight against inflation, then at very high levels in some countries. These strategies had at best mixed performance; quite often, they induced unbearable external deficits. Then, many central banks, whose independence was established or reinforced, progressively shifted towards “inflation targeting” strategies, reducing the role of exchange rates and allowing them to float, at least in most large Latin American countries. However, raw material prices fluctuations (first appreciating, then falling) have led many central banks to intervene, sometimes actively, in their foreign exchange market.


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Footnotes

1   Les exceptions sont la Bolivie, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Guatemala et Haïti, qui poursuivent des objectifs de politique monétaire plus complexes.

2   L'exception est l'Uruguay où l'objectif explicite est l'évolution de la masse monétaire. Au-delà, l'inflation est bien sûr l'une des principales variables que la banque centrale d'Uruguay souhaite maîtriser (d'autant qu'elle est dans ce pays un souci permanent).

3   L'expression est reprise de Jácome (2015).

4   Voir, par exemple, Jácome (2015), malgré son évidente sympathie pour l'indépendance des banques centrales.

5   La « croissance potentielle » est la croissance qu'il est possible d'atteindre compte tenu de l'évolution des ressources en capital et en travail et de celle de la productivité. L'output gap est la différence entre la croissance réellement constatée et cette croissance potentielle.

6   Voir, par exemple, l'article ironique de Mathieu et Sterdyniak (2015).

7   Aujourd'hui, ces taux ont beaucoup baissé, mais sont encore de 29,5 % (crédits) et 35,9 % (dépôts).

8   Le taux de change effectif réel mesure l'évolution d'une monnaie par rapport à une moyenne pondérée des partenaires commerciaux du pays, en corrigeant chaque évolution bilatérale par le différentiel d'inflation. Par exemple, si le pays X n'échange qu'avec le pays Y, que la monnaie de X s'apprécie de 8 % par rapport à celle de Y, alors que l'inflation de Y est supérieure de 3 % à celle de X, alors le taux de change effectif réel de la monnaie de X s'apprécie de 5 %.

9   Voir Terrier et al. (2011). Le document examine un certain nombre de ces mesures contracycliques qui ne concernent pas toutes le change.

10   Il y a cependant une incertitude sur la balance courante mexicaine (–2,8 % du PIB en 2015). Certains analystes estiment qu'une partie du poste, largement négatif, d'« erreurs et omissions », devrait être reclassée en déficit courant.

11   Le PIB à parité de pouvoir d'achat est donc recalculé à partir de la formule : PIB = C + G + I + X – M (respectivement : C pour consommation privée, G pour consommation publique, I pour investissements, X pour exportations et M pour importations), après que chaque composante a été « ajustée » par un indice de prix. Un tel calcul est un travail statistique très lourd, effectué périodiquement (le dernier exercice portait sur 2011) par les services statistiques des Nations unies. Il est incontestablement utile pour des comparaisons internationales malgré ses graves faiblesses méthodologiques (par exemple, sur la consommation publique).


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