Post-Default Argentina: Access to International Capital Markets and “Unconventional” Economic-Policy Choices

Juan Carluccio Banque de France ; University of Surrey. Contact : juan.carluccio@banque-france.fr.
Julio Ramos-Tallada Banque de France. Contact : julio.ramostallada@banque-france.fr.


The sovereign default in 2001 has brought about in Argentina an era of convoluted relationships with the international financial markets, characterized by large swings in the orientation of macroeconomic policy-making. Focusing on the determinants of supply and demand for external borrowing, this article shows that the country did have access to international capital markets during some periods, particularly after the debt restructuring agreement of 2005. Furthermore, certain episodes of decline in net capital inflows did not arise from constraints on the supply side, but were the consequence of policy choices: a commitment to reducing outstanding sovereign debt, and the imposition of foreign capital entry regulations. The strengthening of certain “unconventional” policies since 2011 is certainly explained by foreign currency shortages – in particular the monetization of fiscal deficits and the imposition of strict foreign exchange controls. Yet, some structural factors have also underlined the domestic authorities' motivations: a quest for autonomy in economic policy through financial autarky, and the “fear of floating” – a reluctance to devaluate driven by the potential impact on domestic inflation.


Download PDF Format


Footnotes

Les auteurs remercient Lauren Diaz pour son aide précieuse. Les opinions contenues dans cet article sont celles des auteurs et non nécessairement celles de la Banque de France ou de l'Eurosystème.

1   Les obligations souveraines sont des titres de dette négociables émis par un État sur des MIC (souvent en dehors de sa juridiction, mais pas nécessairement), généralement libellés en monnaie étrangère et souscrits dans une large mesure par des investisseurs non résidents (ou « étrangers »).

2   Les droits à l'exportation ont représenté 9 % des recettes fiscales en 2001-2015, avec des pics de 12 % en 2003 et 13 % en 2008.

3   Sur les titres de dette en défaut, seulement 11 % étaient sous juridiction argentine, 51 % étaient émis sous droit des États-Unis, 18 % du Royaume-Uni et le reste dans d'autres juridictions étrangères. 90 % étaient libellés en devises (53 % en USD). Enfin, sur la partie déclarée éligible pour une restructuration (essentiellement tout ce qui n'était pas dû au Club de Paris), 62 % étaient détenus par des non-résidents, dont 15 % en Italie et 10 % en Suisse (Shapiro et Pham, 2006).

4   Environ 40 % de la dette souveraine a continué à être servie, notamment celle vis-à-vis du FMI ainsi que les obligations de classe BODEN et la dette originalement émise par les provinces (Shapiro et Pham, 2006).

5   L'interprétation de la cour de New York a considéré la clause pari passu comme une garantie de traitement égalitaire de tous les créditeurs individuels au sein d'une catégorie d'obligations donnée, payés au prorata selon le montant de leurs créances tant qu'aucune décision de justice n'annule la validité de l'émission.

6   Le gouvernement argentin continuait à déposer les coupons dans un trustee (opérant via un compte de Bank of New York Mellon à Buenos Aires), mais le versement aux hold-in a été gelé par application de la décision du juge Griesa.

7   La nationalisation du système de capitalisation des fonds de pension qui a eu lieu en 2010 a été interprétée par des analystes (par exemple, Novaro et Levy Yeyati, 2013) comme une façon d'utiliser l'épargne privée domestique pour pallier l'absence de financement externe.

8   Sur un plan plus conventionnel, le transfert au Trésor public des bénéfices (transferencia de utilidades) résultant des gains de change, lorsque la dépréciation du peso accroît la valeur en monnaie locale des réserves internationales de la BCRA, a été une pratique de financement très utilisée aussi.

9   À la différence des réserves internationales, les actifs de la BCRA vis-à-vis du gouvernement sont illiquides. Qui plus est, dans la pratique aucun mécanisme n'incite le gouvernent à honorer ces engagements.

10   Le rapport 2011 du Global Trade Alert sur le protectionnisme mondial situait l'Argentine en troisième place dans le classement du nombre des mesures discriminatoires imposées pendant la période de novembre 2008 à décembre 2011, derrière la Russie et l'Union européenne.

11   Manifesté, par exemple, dans le fait que les échanges de certains biens durables, typiquement les transactions immobilières, sont réalisés en dollars.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+