Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

One Market, One Money: A Mistaken Argument (Post Factum)?

Daniel Gros Directeur du CEPS. Contact : danielg@ceps.eu.L'auteur remercie chaleureusement Hans-Helmut Kotz pour sa contribution à une version antérieure de cet article.


Download PDF Format


Footnotes

1   Cette partie contient également un chapitre distinct portant sur les avantages de la stabilité des prix, qui ne cadre pas vraiment avec la séquence des arguments. L'objectif de ce chapitre était principalement politique : convaincre les autorités et le public allemands que la conversion des autorités européennes au mandat de stabilité des prix pour la future Banque centrale européenne (appelée à l'époque Eurofed) était sincère. L'adhésion des auteurs de l'OMOMO à l'objectif de stabilité des prix était en effet sincère, compte tenu des performances économiques inférieures des pays à inflation plus élevée et des modèles théoriques dominants de l'époque présentant l'avantage qu'il y avait à « se lier les mains » (Giavazzi et Pagano, 1988).

2   Le graphique 4 du rapport 2014 de l'ASC montre également que les avoirs transfrontaliers des banques européennes (un sous-ensemble de tous les avoirs étrangers) avaient augmenté de manière exponentielle pendant les années 1990 et jusqu'en 2008.

3   Des données intra-UE sont utilisées ici dans la mesure où les données relatives aux seuls échanges intra-zone euro ne sont pas facilement accessibles. Mais les échanges intra-UE représentent également l'essentiel des échanges intra-zone euro. Des calculs préliminaires de la proportion des échanges intra-zone euro ne portant que sur les biens manufacturés ont dépeint un tableau analogue : l'importance des échanges intrazones cesse d'augmenter au moment même de l'introduction de l'euro.

4   Le même auteur avait précédemment conclu qu'une union monétaire pouvait doubler, voire tripler les échanges entre ses membres. Mais ce résultat était basé sur des données issues de petits États insulaires et n'a pas été confirmé pour l'Europe.

5   Comme bien souvent, c'est le « chien qui n'a pas aboyé » qui en dit le plus long. Lorsque l'accord de libre-échange entre les États-Unis et le Mexique (NAFTA), l'équivalent américain du marché intérieur, a été débattu, puis mis en œuvre, il n'a jamais été question d'une devise commune pour le NAFTA.


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+