Are Islamic Banks Really Islamic? Consequences on their Capital Ratios

Mohammad Bitar École de gestion John-Molson, Université Concordia, Montréal, Canada. Contact : mohammad.bitar@concordia.ca.
Philippe MADIÈS Grenoble IAE et CERAG, université Grenoble Alpes. Contact : philippe.madies@iae-grenoble.fr.


In theory, Islamic banks are profit-and-loss-sharing (PLS) institutions. Nevertheless, literature shows that, in practice, Islamic banks rely mainly on mark-up financing techniques compared to a marginal share of PLS instruments. In this paper, we demonstrate that the Islamic banks intermediation model is not very different from the conventional banks model. First, we report pure and hybrid models to reflect the activities practiced by Islamic banks. Second, we show that Islamic banks use PLS arrangement at their liability side but mark-up financing techniques at their assets side. Islamic banks financing modes are driven by Mourabaha contract that represent almost 80% of their activities. Finally, we employ a sample of 656 banks – including 116 Islamic ones – to examine the impact of their preferred intermediation model and find that Islamic banks have higher capitalization in the form of risk-based and non-risk-based capital ratios than conventional counterparts.


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Footnotes

1   L'annexe 1 présente les principaux organismes réglementaires des banques islamiques et les différentes catégories d'institutions financières islamiques.

2   Certains auteurs critiquent l'approche en termes d'intermédiation pour les banques islamiques. Aussi distinguent-ils entre banque et masrif (nomination arabe d'une banque). Dans cette étude, nous nous référons aux travaux empiriques d'Abedifar et al. (2013) et de Beck et al. (2013) qui expliquent l'intermédiation des banques islamiques, ainsi qu'aux travaux de Khan (2010) et Bitar et Madiès (2013) qui se penchent sur la raison d'être de ces banques.

3   La structure du passif est appréhendée essentiellement par le ratio « moudharabah/total des dépôts » (MOUD).

4   La structure de l'actif est essentiellement captée par le ratio « mourabaha/total des opérations commerciales » (MOUR).

5   Les ratios de fonds propres réglementaires sont décomposés en deux sous-groupes : les ratios des fonds propres sur actifs pondérés par le risque (T1RP avec au numérateur uniquement les fonds propres de base et TCRP avec l'ensemble des fonds propres) et les ratios des fonds propres sur actifs non ajustés du risque (T1TAP pour les fonds propres de base et TCTAP pour la totalité des fonds propres).

6   À partir d'une régression linéaire multiple et d'une régression médiane (non tabulée), nous avons pu confirmer que les différents ratios de capital des banques islamiques ont une tendance décroissante (IBTREND) comparativement aux banques conventionnelles. Ainsi nous avons trouvé que le recours excessif aux comptes d'investissement dégrade la capitalisation des banques islamiques.

7   La variable expliquée CAP prend la forme de différents ratios de fonds propres : ratios de fonds propres de base (T1RP et T1TAP selon qu'ils sont ou non pondérés par le risque), ratios de fonds propres complémentaires (T2RP et T2TAP selon qu'ils sont ou non pondérés par le risque) et ratios de fonds propres totaux (TCRP et TCTAP selon qu’ils sont ou non pondérés par le risque). La variable générique CONTROLE inclut cinq variables de contrôle au niveau de la banque : le logarithme du total des actifs pour mesurer les revenus générés par d'autres activités comme les placements immobiliers, les actifs liquides sur le total des actifs pour étudier la relation entre la liquidité et la capitalisation bancaire et finalement la marge d'intérêts nette pour examiner l'impact de la profitabilité.

8   Pour les ratios de fonds propres de base : coeff. = 3,12 ; p < 5 % pour T11P et coeff. = 3,43 ; p < 1 % pour T1TAP. Pour les ratios de capital globaux : coeff. = 2,61 ; p < 10 % pour TCTAP.

9   Coeff. = –0,53 ; p < 1 % pour T2RP et coeff. = –0,63 ; p < 1 % pour T2TAP.

10   Coeff. = 16,64 ; p < 1 % pour T1RP et coeff. = 16,37 ; p < 1 % pour T1TAP.

11   Un terme d'interaction entre la variable binaire des banques islamiques et la variable dédiée à chacune des régions en question, par exemple, pour SEA : IBDV × SEA.


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