Finance and Politics: Does the Stock Market Prefer the Left?

Gérard Charreaux Professeur émérite en sciences de gestion, université de Bourgogne et de Franche-Comté (IAE Dijon), Crego EA 7317. Contact : gerard.charreaux@gmail.com.


In the United States, stock market performance seems to be significantly higher when the Democrats are in power. Although tests are rarer, it seems that such a partisan premium also exists in France under the Left. The objective of this article is to verify whether the existence of such a premium is confirmed over the period 1981-2016 when the method used allows neutralizing the impact of the international conjuncture. The point of view is that of a US investor who manages an internationally diversified portfolio. The results confirm the existence of a partisan premium in favour of the Left.


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Footnotes

1   Inversement, l'étude de Bohl et Gottschalk (2006), qui porte sur quinze pays, conclut à une non-significativité pour la France.

2   À l'exception peut-être des pays les plus importants comme les États-Unis.

3   Les évaluations ont été faites avec les deux types de taux représentatifs de l'actif sans risque sans qu'il en résulte de différences notables.

4   Dans le cas contraire, il faut faire appel à des modèles alternatifs tels que celui de Adler et Dumas (1983) qui suppose une segmentation du marché financier international. Cavaglia et al. (2002) montrent, en confrontant différents modèle d'évaluation, que l'hypothèse selon laquelle le risque de change n'est pas valorisé semble la plus robuste. On trouvera une recension récente des différents modèles portant sur l'évaluation des actifs dans un cadre international dans Lewis (2011).

5   Dans le cas contraire, on pourrait se tourner vers les formes du MEDAF international qui permettent de distinguer clairement cette composante de la performance. Elles sont multiples (Lewis, 2011) et posent des problèmes relativement complexes d'estimation qui dépassent l'objet de cette étude. On ajoutera que, dans le cas de la France, sur l'ensemble de l'horizon considéré par la présente étude, la composante de la performance liée au change apparaît assez faible. Il peut cependant en être différemment pour certaines sous-périodes.

6   L'utilisation de séries de taux de rentabilité pose traditionnellement des problèmes d'estimation économétrique en raison de l'existence fréquente d'autocorrélation et d'hétéroscédasticité. Pour les résoudre, Santa-Clara et Valkanov (2003) ont eu recours pour estimer les p critiques des coefficients des variables muettes, d'une part, à la procédure de Newey et West (1987) mobilisant des estimateurs HAC (heteroscedasticity and autocorrelation consistent) pour estimer les variances, d'autre part, à une procédure de bootstrap, procédure réutilisée ici.

7   Précisons que dans cette méthode, les coefficients de sensibilité bêta sont évalués pour l'ensemble de la période, quel que soit le pouvoir en place. On ne prend pas en compte les différences de risque systématique constatées précédemment entre les différentes périodes.

8   L'indice MSCI Europe est constitué de valeurs appartenant à seize pays européens. Les pays qui pèsent le plus sont le Royaume-Uni, la France, la Suisse et l'Allemagne. Les autres pays représentés sont l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, l'Espagne et la Suède.

9   Les pourcentages pour l'Allemagne, comparativement à l'Europe et aux États-Unis, s'obtiennent très simplement par des opérations élémentaires à partir des chiffres de la troisième partie du tableau 5.

10   L'évolution proche des performances différentielles entre la France et l'Allemagne peut cependant être due à l'imbrication des deux économies. On peut, par exemple, supposer qu'une politique de relance concernant le secteur automobile mise en œuvre en France aura des conséquences également favorables pour l'industrie automobile allemande.

11   La partie anticipée dépendrait des variables macroéconomiques observées avec un décalage d'une période. La méthode utilisée pose cependant problème si, comme le concluent certaines études, la bourse anticipe l'évolution des principales variables macroéconomiques (voir, par exemple, Sturm, 2013).

12   En testant ce modèle sur dix-huit pays de l'OCDE, Alesina et Roubini (1990) concluent que le modèle partisan a un pouvoir explicatif significatif pour sept pays, dont la France.

13   Pour la composante anticipée, il y a un écart de 1,8 % en faveur des Républicains ; en revanche, pour la composante non anticipée, l'écart est de 10,8 % en faveur des Démocrates.

14   Il s'agirait alors d'un biais cognitif d'origine idéologique, mais les biais idéologiques semblent aussi persistants que les biais comportementaux d'origine psychologique.


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