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Personalized medicine, genetic tests and health insurance: a tighter trade-off between adverse selection and risk discrimination

David BARDEY Professeur associé, Université de Los Andes (Bogota) ; chercheur associé, Toulouse School of Economics. Contact : d.bardey@uniandes.edu.co.
Philippe DE DONDER Directeur de recherches, CNRS ; professeur, Toulouse School of Economics. Contact : philippe.dedonder@tse-fr.eu.Nous remercions pour leur soutien financier la Chaire Santé (une initiative jointe de PSL, Université Paris-Dauphine, ENSAE et MGEN sous l'égide de la Fondation du Risque) et le projet ANR-11-IDEX-0002-02-MuSE « Multi-Disciplinary Study of Emergence Phenomena ».


We are currently witnessing the emergence of personalized medicine, defined as the use of genetic information to better tailor individual diagnostic, prevention and treatment decisions. These medical and technological advances make it necessary to think through their consequences on health insurance markets. One major decision consists in deciding whether the information generated by genetic tests should be shared with health insurers.

This article first discusses the economic consequences of such a sharing of genetic information: risk discrimination if the information is not shared, and adverse selection if it is. We then discuss four different types of regulation of genetic information which are used around the world. We then present the main results of a recent study we have undertaken, which compares (using both a theoretical and an experimental viewpoint) two such regulations. We conclude with a few suggestions for further research.


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Footnotes

1   Comme l'illustre parfaitement le cas de la prescription du Dacetrapib, le traitement de nombreuses maladies cardiovasculaires semble avoir pris le chemin de la médecine personnalisée. Voir également Anaya et al. (2016) pour les maladies auto-immunes.

2   Par exemple, les coûts de décodage du génome humain ont décru plus rapidement que ne l'aurait prévu la « loi de Moore » décrivant la baisse des coûts informatiques. Voir le site : www.genome.gov/sequen cingcosts (accédé le 13 mars 2017).

3   Hoy et al. (2014) étudient les conséquences de l'aversion à l'ambiguité sur les tests génétiques, mais supposent que tous les individus font preuve du même degré d'aversion. Hoel et al. (2006) introduisent le concept lié de répulsion à la chance et supposent que les individus diffèrent dans l'intensité de cette répulsion. Il s'agit à notre connaissance, avec Bardey et al. (2017), du seul article admettant une hétérogénéité dans les préférences comportementales des agents envisageant de faire un test génétique. L'introduction d'une telle hétérogénéité, indispensable pour bien rendre compte des contraintes informationnelles qui s'imposent aux assureurs et donc pour toute analyse normative des régulations qui encadrent les tests génétiques, figure au premier plan dans notre agenda de recherches.

4   Cet équilibre séparateur a été initialement proposé par Rothschild et Stiglitz (1976). Lorsque la proportion d'individus à haut risque est faible, les hypothèses formulées par Rothschild et Stiglitz ne permettent pas d'obtenir un équilibre. Wilson a alors modifié les règles d'anticipation des assureurs afin que le contrat mélangeant émerge comme équilibre, lorsque la proportion d'assurés à haut risque ne permet pas d'avoir un équilibre séparateur.

5   De façon surprenante, seuls Hoy et al. (2003), Crainich (2017) et Bardey et al. (2017) étudient l'impact des tests génétiques sur l'assurance santé dans un cadre de contrats mélangeants, le reste de la littérature se focalisant sur des contrats séparateurs qui ne sont pas observés en pratique, pour la raison mentionnée supra.

6   Cette réglementation régit les marchés d'assurance santé en France, en Belgique, en Autriche, en Italie, en Israël et en Norvège. Dans le cas de la France, depuis 2012, l'application de cette réglementation est encore plus stricte que dans les autres pays cités, car il est désormais interdit pour les assurés de réaliser un test génétique si celui-ci n'est pas prescrit par un médecin. Cette interdiction (d'application complexe dans un monde où les tests sont accessibles depuis Internet) permet de limiter les problèmes d'antisélection sur le marché de l'assurance santé complémentaire.


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