Financial Intermediation in the FinTech Era: the Crowdlending Platforms

Marianne Verdier * CRED (Centre de recherches en économie et droit), Université Paris 2 Panthéon-Assas ; CERNA (Centre d'économie industrielle), École des Mines de Paris. Contact : Marianne.Verdier@u-paris2.fr.L'auteur remercie Jean-Michel Pailhon pour ses commentaires et suggestions.
Olena HAVRYLCHYK LEM, Université de Lille ; CEPII, EconomiX ; Labex ReFi. Contact : olena.havrylchyk@univ-lille1.fr.


This articles studies the role of P2P lending platforms in the financial intermediation.

Online platforms allow matching credit demand with credit supply according to various risk and risk characteristics. Unlike banks, P2P lending platforms do not transform maturity and risk. However, they can organize secondary markets that allow an exchange of credit contracts. Some platforms attempt to provide a fixed revenue stream to lenders.

The regulators have to ensure that platforms act in the interest of lenders to achieve efficient and stable financial intermediation.


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Footnotes

1   Les marchés de plateformes P2P constituent une forme particulière de marché biface. Selon Einav et al. (2016), les plateformes P2P fonctionnent souvent avec l'usage d'algorithmes de recherche et d'appariement, de systèmes de réputation et de tarification comparables. Pour une revue de la littérature généraliste sur les marchés de plateformes, voir Verdier (2016).

2   Le marché des cartes de paiement constitue un autre exemple de marché biface.

3   Selon le mécanisme de tarification choisi par la plateforme, les prêteurs peuvent aussi exercer des externalités les uns sur les autres s'ils sont en concurrence pour obtenir des financements.

4   Les consommateurs peuvent utiliser les crédits obtenus sur les plateformes pour des activités entrepreneuriales.

5   Par la suite, en comparant le fonctionnement des plateformes à celui des banques, nous montrerons que le risque de crédit n'est pas systématiquement mutualisé entre les investisseurs.

6   De nombreuses études montrent que les données du compte bancaire améliorent la prédiction des défauts des petites entreprises (Norden et Weber, 2010 ; Mester et al., 2007).

7   Par exemple, on peut citer les sociétés offrant des services d'agrégation de comptes (Yodlee), de paiement (Stripe), de facturation et de comptabilité (QuickBooks, Xero, Sage, Opera 3, TASBooks) et d'autres services aux petites entreprises (Nash et Beardsley, 2015).

8   Voir, par exemple, la directive sur les services de paiement (DSP 2) qui facilite l'accès des agrégateurs au compte bancaire.

9   Il est possible de faire un parallèle avec les marchés dirigés par les ordres et les marchés dits de « contrepartie » ou dirigés par les prix.

10   Einav et al. (2016) montrent que cette tendance est commune à de nombreux marchés sur Internet. En effet, le revenu des vendeurs lié à l’usage d’une enchère décline à mesure que la concurrence s’intensifie et que l’intérêt des acheteurs pour la participation à l’enchère diminue.

11   Les prêts défaillants ne peuvent pas être revendus.

12   Entre une douzaine d’emprunteurs sur les plateformes les plus récentes et plusieurs milliers sur les plateformes établies depuis plus longtemps (Funding Circle et ses 20 000 PME financées à la fin de 2016).

13   En anglais, ce sont les « provision funds ».

14   Ratesetter au Royaume-Uni a introduit le premier fonds de provisionnement. Aujourd'hui, la plupart des plateformes les utilisent sauf Funding Circle.

15   Le coût unitaire de l'intermédiation financière est obtenu en divisant le revenu de l'industrie financière par la quantité d'actifs transformés par les intermédiaires.

16   Schufa, un registre de crédit allemand, a abandonné l'idée d'utiliser les données des réseaux sociaux après des critiques publiques (The Economist, 2013).

17   Les preuves empiriques concernent surtout l'analyse des crédits aux consommateurs et les premières années d'existence des plateformes. Cette valeur diminue à mesure que les plateformes mettent en place des stratégies d'investissement automatique pour les prêteurs.

18   L'usage de cette forme de discrimination est illégal.

19   La littérature sur la gestion déléguée de portefeuille montre qu'il est difficile pour le principal (c'est-à-dire le prêteur) de construire des contrats incitatifs (Stracca, 2006).


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