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Financial Literacy and Financial Behavior: Bad Education or Black Mark?

Luc Arrondel CNRS-PSE ; DGEI-DEMS-SAMIC, Banque de France.


Financial Literacy is a specific component of human capital which allows individual to deal with fundamental financial issues so as to take adequate financial decisions. After presenting the theoretical foundations of this notion, establishing its definition and reviewing the empirical literature, this paper presents recent studies about the link between financial literacy and financial decisions of the population in France using an original survey. The results suggest that financial literacy varies across the population. It is correlated with education but also with gender, age and political affiliation. This last point could reflect differences in opinion regarding the role of welfare state and individual responsibility. Finally, the link between financial literacy and some financial behaviors (the propensity to formulate a specific financial plan in the long run on the one hand and the propensity to own stocks on the other hand) is evaluated: in both cases positive correlations with financial literacy variables are found. We conclude with a reflection on the relative status of financial education to explain the investments of households and judge the effectiveness of training programs in the economic culture.


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Footnotes

1   Ou selon les mots de Thaler (2000) : « Quitter l'homo oeconomicus pour l'homo sapiens. »

2   Beaucoup plus lyrique, Paul H. O'Neill, ancien secrétaire du Trésor américain, délivrait sensiblement le même message en 2002 : « L'éducation financière peut être comparée à une carte routière qui mènerait au rêve américain. Je crois que nous devons enseigner à tous les Américains les outils nécessaires pour lire cette carte, afin qu'ils puissent atteindre ce rêve. »

3   Annamaria Lusardi au Global Financial Literacy Summit de 2013.

4   La critique de Saint Paul est plus générale et concerne les politiques publiques issues d'un nouveau paternalisme, le « paternalisme libertaire », sorte de « troisième voie » entre les idées de Milton Friedman et celles de John Maynard Keynes. Ces politiques incitent, par du nudging notamment, les individus à se conduire de manière plus rationnelle (selon la théorie), mais en laissant leur liberté de choix.

5   Ce ne semble pas être le cas des ménages français de l'enquête PATER qui sont environ 75 % à estimer leurs connaissances financières faibles, très faibles voire inexistantes.

6   Une causalité inverse peut biaiser nos conclusions si les « planificateurs » décident d'accroître volontairement leur éducation financière. Des tests statistiques complémentaires permettent de conclure que cette causalité inverse n'affecte pas nos résultats. Cela pourrait s'expliquer par la nature même de la mesure d'éducation financière adoptée. Celle-ci évalue des connaissances financières de base qui sont davantage liées aux capacités cognitives qu'à la culture financière et à l'expérience des individus.

7   Là encore, les biais potentiels d'endogénéité (j'investis dans l'éducation financière et je lis la presse économique parce que je suis actionnaire) ont été corrigés économétriquement (Arrondel et al., 2015).


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