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Do Barriers to Entry Explain the CEMAC Banks Behavior?

Désiré Avom * Doyen, Centre d'études et de recherche en économie et gestion (CEREG), Faculté des sciences économiques et de gestion, Université de Yaoundé II-Soa, Cameroun. Contact : davom99@gmail.com.
Rodrigue NANA KUINDJA ** Enseignant-chercheur, Laboratoire d'économie appliquée (LEA), Faculté des sciences économiques et de gestion, Université de Ngaoundéré, Cameroun. Contact : rodrigue_nana@yahoo.fr.Nous remercions le référé anonyme de la revue pour ses pertinents commentaires qui ont permis d'améliorer significativement la version antérieure de cet article. Sans les engager, encore moins leurs institutions de rattachement, nous remercions également Emmanuel Ongo Nkoa et Jacques Song de l'Université de Dschang, Grégory Mvogo de l'Université de Douala et Moustapha Mbohou du FMI, dont les différentes contributions ont amélioré substantiellement la précédente version.


This article identifies the barriers to entry of the CEMAC banking market and analyzes the behavior of banks in a competitive situation. The allotment efficiency scores, for the period 2000 to 2014, reveal the CEMAC banks’ dissuasive strategies. The highest scores indicate more restrictive regulations and therefore higher barriers. The degree of restriction of banking regulation is related to net interest margins. Thus, a 85% increase in the level of restrictions to entry results in an increase of 8,71% of the interest rate loans, with considerable differences between countries. We suggest the implementation of a dynamic approach to provisioning as well as of business intelligence within banks.


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Footnotes

1   La réglementation en matière de capital social des banques avant la crise et les restructurations, imposait à toutes les banques implantées dans la Communauté de réserver au moins le tiers de son capital social à l'État au Cameroun. Ce pourcentage était porté à 51 % au Tchad.

2   L'approche normative qui définit les barrières à l'entrée par rapport à une norme prédéfinie diffère de l'approche comparative introduite initialement par Stigler qui ne prédétermine aucune condition économique. Elle se borne à étudier les avantages de coût relatifs aux firmes établies par rapport aux nouveaux entrants. Selon cette approche, tout facteur induisant un coût supplémentaire supporté exclusivement par les nouveaux entrants, est une barrière à l'entrée.

3   Stigler (1988) : « La libre entrée peut être définie comme la condition selon laquelle les coûts de longue période des nouvelles entreprises (si elles entrent sur le marché considéré) sont égaux à ceux des entreprises en place. Cela ne signifie pas pour autant qu'une nouvelle entreprise peut être immédiatement aussi profitable que les entreprises en place. »

4   En dépit de larges compétences conférées dans ce domaine à la Banque des États de l'Afrique centrale, aucun dispositif opérationnel digne de ce nom n'avait pu être mis en œuvre pour veiller efficacement au respect des règles et sanctionner le cas échéant les dérives. L'article 25 des anciens statuts de la BEAC habilitait l'Institut d'émission à prendre, sur l'initiative de son conseil d'administration, toutes dispositions pour imposer aux banques et établissements financiers, d'une part, le respect d'un rapport entre les divers éléments de leurs ressources et emplois et, d'autre part, le respect de plafonds ou de minima pour le montant de certains de leurs emplois. Cette disposition conférait donc à la BEAC un pouvoir réglementaire et disciplinaire autonome qui l'autorisait à mettre en place une cellule de contrôle des banques après l'échec du système de contrôle sur documents organisé auparavant au niveau de chaque État.

5   Sources : BEAC, BCEAO et Rapport Global Findex 2014 de la Banque mondiale.

6   Les différents marchés bancaires de la CEMAC sont délimités, la concentration ne peut être mesurée que par pays. À titre d'exemple, en République centrafricaine et en Guinée équatoriale, on démontre respectivement quatre (4) et cinq (5) banques, les trois premières banques représentent respectivement 90,7 % et 86,4 % du total de bilan, 91,6 % et 86,3 % des parts de marché de dépôts, ainsi 90,7 % et 92 % en matière de crédits. Le système bancaire camerounais apparaît comme le moins concentré de la CEMAC, avec trois (3) banques qui se partagent 50,5 % des parts de marché pour ce qui du total de bilan, 49,8 % des parts de marché en termes de total des dépôts et 54,5 % des parts de marché en ce qui concerne le total des crédits.

7   L'approche d'évaluation du degré de restriction de la réglementation prudentielle communautaire se base sur ce respect et son influence sur le degré de concurrence.

8   Les économies de production sont encore appelées économies d'envergure (ou rendements), de variété (ou de gamme).

9   Le niveau de concentration sur le marché bancaire dans les différents pays de la CEMAC peut également être apprécié à partir de l'indice Herfindahl-Hirschman. Cet autre indicateur de mesure de la concentration d'un marché est égal à la somme des carrés des parts de marché des entreprises présentes sur le marché considéré. Pour son interprétation, trois zones sont habituellement retenues : si l'indice HHI est inférieur à 1 000, la concentration du marché est considérée faible ; si l'indice HHI est compris entre 1 000 et 1 800, le marché est moyennement concentré ; si l'indice HHI est supérieur à 1 800, la concentration du marché est élevée.

10   Les scores d'efficience moyens par banque ont été calculés sur la période des six ans en utilisant la méthode DFA (distribution free approach).


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