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The Circular Relationship between Income Inequality and Finance: an Overview of the Recent Literature and Results

Rémi BAZILLIER Université de Paris 1, CES, CNRS UMR 8174. Contact : remi.bazillier@univ-paris1.fr.
Jérôme HÉRICOURT Université de Lille, LEM, CNRS UMR 9221 ; CEPII. Contact : jerome.hericourt@univ-lille1.fr.
Samuel LIGONNIÈRE Université de Lille, LEM, CNRS UMR 9221 ; ENS Paris-Saclay. Contact : samuel.ligonniere@ens-paris-saclay.fr.


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Footnotes

1   De fait, la majeure partie de la littérature académique sur le sujet s'intéresse aux inégalités de revenu et ne considère pas les inégalités de patrimoine. Cela peut s'expliquer, d'une part, par l'absence de canal théorique évident entre inégalités de patrimoine et endettement et, d'autre part, par le manque de données longues au niveau international sur le sujet. Cet état de fait pourrait changer dans les années à venir avec l'émergence de bases de données de patrimoine – par exemple, la base de données WID a récemment intégré des séries longues de patrimoine, voir le site : http://wid.world/fr/accueil/. Notons également que certains travaux opèrent des distinctions utiles entre inégalités de revenu, de consommation et de fonction.

2   La question de la distinction entre revenus primaires et disponibles (c'est-à-dire, respectivement, avant et après impôts et transferts) est assez peu abordée dans la littérature. Les études empiriques utilisent l'une et l'autre définition suivant les bases de données auxquelles elles ont recours : la base WID (précédemment dénommée World Top Income Database) s'appuie sur des données de revenu avant impôt, alors que la base WIID utilise des données de revenu disponible. Ces dernières semblent les plus pertinentes pour aboutir à la mesure la plus exacte possible des inégalités, et c'est pourquoi nous utilisons la base WIID dans nos propres travaux (Bazillier et al., 2017a et b) présentés en fin d'article.

3   Il est certain néanmoins que le développement financier recouvre une réalité plus large encore, renvoyant à l'expansion des marchés boursiers (certaines recherches s'intéressent d'ailleurs explicitement à cette dimension, voir, par exemple, Gimet et Lagoarde-Segot, 2011, également cité infra) et celle de multiples services financiers, tels que la gestion d'actifs.

4   D'autres études concluent également à des effets absents (Law et Tan 2009, sur le cas malaisien) ou conditionnels. Arora (2012) montre ainsi que les effets redistributifs du développement financier en Inde ne sont observées que dans les zones urbaines.

5   Kim et Lin (2011) utilisent la base de données WIID, tandis que Law et Tan (2012) utilisent SWIID. Dans toute cette littérature, le choix des données d'inégalités a un fort impact sur les résultats obtenus. Jenkins (2014) et Solt (2015) discutent des caractéristiques respectives de ces deux bases de données.

6   La financiarisation est définie comme « le rôle croissant des motivations financières, des marchés financiers, des acteurs financiers et des institutions financières dans la gestion des économies domestiques et internationales » (Epstein, 2005).

7   En outre, il convient de noter que les chocs transitoires de revenu sont davantage susceptibles d'affecter les inégalités au sein d'un groupe social, tandis que les chocs permanents de revenu ont un impact sur les inégalités entre groupes sociaux.

8   Il pourrait évidemment être objecté que la théorie du revenu permanent n'exclut pas a priori le recours à l'emprunt à court terme en cas de choc permanent sur le revenu, si, par exemple, les agents ont une préférence pour le présent élevé et/ou préfèrent lisser l'ajustement de leur consommation. En revanche, la théorie du revenu permanent prédirait alors un désendettement et un ajustement d'autant plus massifs de la consommation à la période suivante. Or, comme nous l'avons indiqué précédemment, c'est le contraire qui s'est produit : consommation et endettement ont continué à progresser de pair.

9   Les instruments utilisés, censés traiter des problèmes d'endogénéité, sont soit les variables retardées, soit des indicateurs institutionnels comme l'ouverture commerciale, dont l'absence de lien avec le niveau de crédit peut être discutée.

10   Dans l'idéal, il serait souhaitable de disposer de données de crédit aux ménages également réparti par décile de revenu, mais une telle information n'est pas disponible pour un si grand nombre de pays et pour une période de temps aussi longue. À l'image de la très grande de majorité des articles universitaires sur le sujet, nous nous focalisons donc sur un indicateur de crédit aux ménages agrégé.

11   L'indice, ou coefficient, de Gini prend en compte l'ensemble de la distribution du revenu. Il est compris entre 0 et 100, 0 représentant une situation d'égalité parfaite. S'il peut paraître modeste en valeur absolue, le chiffre d'une diminution de 0,321 est en réalité substantiel, si l'on garde en mémoire que c'est la décrue moyenne permise par la signature d'une seule convention OIT supplémentaire. Il convient également de noter que l'effet demeure quel que soit l'indicateur d'inégalités retenu.


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