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Evolution of French Corporate Ownership: 1977-2017

Tristan AUVRAY * Maître de conférences, USPC, Université Paris 13, CEPN-CNRS.Contact : tristan.auvray@univ-paris13.fr. L'auteur remercie les coordinateurs de ce numéro ainsi que les rapporteurs dont les remarques ont contribué à améliorer cet article. Il reste néanmoins seul responsable des erreurs et omissions de ce texte.


This article presents the evolution of shareholdings in French listed and non-listed corporations since 1977, with a focus on the beginning of the 21st century, twenty years after the unlocking of the French financial core. We present an original method that combines national balance sheets and FDI statistics published by the Banque de France, and the CPIS coordinated by the IMF in order to give an order of magnitude of the localisation of French corporate owners. We present also numbers on the evolution of ownership of French CAC 40 corporations since 2002. Despite the rise of institutional investors since the late nineties, levels of ownership concentration are very stable. Nevertheless, new activist shareholders (sovereign wealth funds, hedge or private equity funds) are among the first shareholders. Moreover, the stability of the concentration of the five first shareholders, coupled with a decline of the share of the first shareholder, gives more weight to the main blockholders.


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Footnotes

1   Voir aussi sur le sujet : Lordon (2002) ; Morin et Rigamonti (2002) ; Plihon et Ponssard (2002) ; Aglietta et Rebérioux (2004) ; Coriat (2008).

2   Dans la plupart des pays, la régulation sur les fusions et acquisitions considère que le contrôle de fait existe à partir de 25 % ou 30 % du capital, seuil à partir duquel un actionnaire doit lancer une OPA pour donner l'opportunité aux autres actionnaires minoritaires de vendre leurs parts à bon prix (cf., par exemple, Barca et Becht, 2001). Le manuel des balances des paiements du FMI retient également le seuil de 10 % pour distinguer un investissement de portefeuille d'une participation de contrôle dès lors nommée investissement direct à l'étranger (IDE).

3   Pour une analyse conjointe du droit des actionnaires de contrôle et des actionnaires minoritaires, voir Auvray (2014).

4   Il existe une littérature sur les structures de propriété complexes et les grands actionnaires multiples : Zwiebel (1995), Pagano et Röell (1998), Edmans et Manso (2011) pour des travaux analytiques ; Maury et Pajuste (2005), Laeven et Levine (2008), Attig et al., (2013) pour des travaux empiriques.

5   Keynes (1936) est en réalité le premier à avoir expliqué que le court-termisme est inhérent au marché boursier.

6   Le nombre de groupes a augmenté de 1 300 à 6 700 sur 1980-1995 sous l'effet d'une multiplication des microgroupes de moins de 500 salariés (comptant entre trois ou quatre sociétés), et les grands groupes de plus de 10 000 salariés ont, quant à eux, augmenté le nombre de leurs filiales, de 3 000 à 10 300 sur cette quinzaine d'années (Chabanas et Vergeau, 1997).

7   Les statistiques de l'OCDE soutiennent l'hypothèse de la réticence à détenir des actions : le portefeuille des assurances vie françaises était composé à hauteur de 30 % d'actions en 2006-2007, pour entamer une décrue à partir de 2008 (24 % de l'actif) et se situer à 12 % en moyenne sur 2011-2016.

8   Pour les dernières années il est possible d'avoir dans les enquêtes CPIS une estimation du poids de la Chine qui représente moins de 1 % du total des investissements de portefeuille en France.

9   En plus des participations directes de l'État nous prenons en compte les participations de la CDC et de CNP Assurances.


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